Échanges tendus sur Twitter entre J. Greenblatt et une responsable de l’OLP
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Échanges tendus sur Twitter entre J. Greenblatt et une responsable de l’OLP

Jason Greenblatt et Hanan Ashrawi se sont écharpés au sujet de la crédibilité du gouvernement américain et de celle des dirigeants palestiniens dans les négociations

Hanan Ashrawi, membre du comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) (Crédit : Issam Rimawi/Flash90)
Hanan Ashrawi, membre du comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) (Crédit : Issam Rimawi/Flash90)

L’envoyé spécial des États-Unis chargé du conflit israélo-palestinien, Jason Greenblatt, et une haute responsable palestinienne, Hanan Ashrawi, se sont querellés dimanche sur Twitter au sujet du plan de paix américain.

Hanan Ashrawi, une chrétienne membre du comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), a lancé la première salve jeudi en évoquant un reportage de la télévision israélienne sur le plan de Trump.

Elle a écrit être sceptique concernant ces fuites à la presse israélienne, rappelé que Greenblatt avait réfuté le reportage et que « l’administration américaine n’avait aucune crédibilité. »

Jason Greenblatt lui a répondu directement dimanche : « vous n’aimez peut-être pas notre politique et nos décisions, mais dire que nous n’avons ‘aucune crédibilité’ n’est tout simplement pas factuel. Le président a maintenu ses engagements, comme reconnaître #Jérusalem comme la capitale d’#Israël et y déplacer notre ambassade. »

Le diplomate américain a poursuivi en affirmant que son administration s’était engagée pour œuvrer à la paix entre Israéliens et Palestiniens, alors que les dirigeants palestiniens ont refusé de négocier : « la balle est dans votre camp. Il est temps d’agir en dirigeants crédibles. »

Hanan Ashrawi lui a ensuite répondu : « aucune crédibilité » est ma façon polie à moi de dire que vous avez détruit unilatéralement tout espoir de paix en prenant des mesures illégales pour porter préjudice/prédéterminer l’issue de négociations sur des critères indispensables à la paix. »

L’envoyé du président américain Donald Trump au Moyen-Orient, Jason Greenblatt, rencontre le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas dans la ville de Ramallah en Cisjordanie, le 25 mai 2017. (Crédit : FLASH90)

Elle a fustigé la présidence américaine pour le transfert de son ambassade à Jérusalem, qu’elle juge illégale, pour la cessation des aides à l’Autorité palestinienne, pour s’en être pris à l’UNRWA et pour se ranger, de façon générale, du côté israélien.

« Nous nous sommes pleinement engagés depuis 1991 et avons négocié de toutes les manières possibles jusqu’à ce que notre propre crédibilité soit sapée par les constantes violations israéliennes », a-t-elle écrit.

Greenblatt a réagi plusieurs heures plus tard, rétorquant qu’Israël et les Palestiniens étaient déjà loin d’un accord lorsque l’administration Trump avait pris ses fonctions et que les négociations de paix avaient déjà échoué pour plusieurs raisons, notamment à cause de la scission Fatah/Hamas au sein des dirigeants palestiniens.

Il a conclu en disant : « continuez de réfléchir à ce qui est possible ou continuez juste d’accuser de voir et d’ignorer la vérité. Je veux continuer d’essayer. Et vous ? »

Dimanche également, et encore sur Twitter, l’ambassadeur américain en Israël David Friedman a réagi à une tribune du New York Times critiquant la politique israélienne, dans laquelle l’éditorialiste Michelle Alexander comparaît l’opposition au traitement des Palestiniens par Israël à la position impopulaire de Martin Luther King contre la guerre du Vietnam. Elle l’a également comparé à l’apartheid sud-africain et aux lois discriminatoires Jim Crow aux États-Unis.

Le célèbre défenseur des droits civiques était partagé au sujet d’Israël, mais s’il était là aujourd’hui, il critiquerait l’État hébreu, a-t-elle estimé.

Mais pour Friedman : « Si MLK était vivant aujourd’hui, je pense qu’il serait fier de son solide soutien à l’État d’Israël. Un Arabe du Moyen-Orient qui serait gay, femme, chrétien ou qui souhaiterait juste bénéficier d’un système éducatif ou se développer personnellement ne pourrait pas faire mieux que de vivre en [Israël]. »

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