Effervescence politique autour d’un possible gouvernement d’unité
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Effervescence politique autour d’un possible gouvernement d’unité

Les contacts entre Netanyahu et Herzog se sont intensifiés et les manœuvres seraient entrées dans une phase décisive

Benjamin Netanyahu lors d'une rencontre avec les maires du pays, le 14 avril 2016 (Crédit : Flash90)
Benjamin Netanyahu lors d'une rencontre avec les maires du pays, le 14 avril 2016 (Crédit : Flash90)

Le monde politique était agité mercredi par d’intenses spéculations sur la possibilité que le Premier ministre Benjamin Netanyahu réussisse à former dans les jours à venir un gouvernement d’union nationale avec le Parti travailliste.

Les contacts entre Netanyahu et le chef de file de l’opposition, le travailliste Isaac Herzog, se sont intensifiés ces derniers jours et les manœuvres en cours depuis des semaines seraient entrées dans une phase décisive, écrivait la presse.

Herzog pourrait présenter un éventuel accord de coalition au vote de son parti dans les prochains jours, disait-elle.

Une entrée d’Herzog dans le gouvernement serait observée attentivement par la communauté internationale quant à son impact sur l’effort de paix, actuellement moribond, avec les Palestiniens. Le portefeuille des Affaires étrangères est communément attribué à Herzog dans les hypothèses d’un gouvernement d’union nationale.

Isaac Herzog et Benjamin Netanyahu (Crédit : Kobi Gideon/Flash90)
Isaac Herzog et Benjamin Netanyahu (Crédit : Kobi Gideon/Flash90)

Herzog est l’avocat d’une « solution à deux Etats », la création d’un Etat palestinien indépendant coexistant en paix avec Israël.

Cependant, la mise sur pied d’un gouvernement d’union nationale paraissait loin d’être acquise. La résistance est vive au sein du Likud, le parti de droite de Netanyahu. Elle l’est aussi non seulement au sein du Parti travailliste, mais de l’Union sioniste, l’alliance à laquelle appartient le Parti travailliste avec la formation Hatnuah de l’ancienne chef de la diplomatie Tzipi Livni.

Netanyahu continuait mardi à refuser les exigences d’Herzog d’inclure dans un accord de gouvernement un engagement à rechercher une « solution à deux Etats », ainsi qu’une forme de gel des implantations en dehors des grands blocs de colonies déjà existants, écrivait le quotidien Haaretz.

L'ex-leader du parti travailliste, la députée Shelly Yachimovich (Crédit: Miriam Alster/Flash90)
L’ex-leader du parti travailliste, la députée Shelly Yachimovich (Crédit: Miriam Alster/Flash90)

Du côté travailliste, la principale rivale d’Herzog, la députée et ancienne chef de file du parti Shelly Yachimovich, a qualifié de « noces de sang » une éventuelle alliance avec le Likud.

Netanyahu ne fait aucun mystère de son souhait d’élargir sa majorité depuis sa victoire aux législatives de mars 2015. Il dispose d’une seule voix de majorité à la Knesset et les mois derniers ont montré qu’il pouvait être le prisonnier des intérêts particuliers des formations ou des députés alliés.

Dans ce contexte, les déclarations du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, appelant mardi Israéliens et Palestiniens à prendre des mesures historiques pour parvenir à la paix, ont été interprétées par certains analystes comme une tentative de donner un coup de pouce à une entrée des travaillistes au gouvernement.

L’Egypte est l’un des deux seuls pays arabes à avoir signé la paix avec Israël. Elle est aussi un intermédiaire historique entre Israéliens et Palestiniens.

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