Eizenkot : l’affaire Azaria déborde de « manipulations et de mensonges »
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Eizenkot : l’affaire Azaria déborde de « manipulations et de mensonges »

"Le discours public autour d’Elor Azaria a aussi eu des répercussions sur l’armée, le soldat et le peuple," a déclaré le chef d'état-major

Le chef d'état-major de l'armée israélienne Gadi Eizenkot, le 13 juillet 2016. (Crédit :  porte-parole de l'armée israélienne)
Le chef d'état-major de l'armée israélienne Gadi Eizenkot, le 13 juillet 2016. (Crédit : porte-parole de l'armée israélienne)

Le chef d’état-major de l’armée israélienne Gadi Eizenkot a accusé ce mercredi les politiciens de perpétuer des « manipulations et des mensonges » dans l’affaire Elor Azaria. Mardi, il a été condamné mardi à 18 mois de prison pour avoir tué un terroriste palestinien neutralisé, à Hébron, en Cisjordanie.

Durant la condamnation, les juges ont focalisé leurs critiques sur le fait que l’armée n’a pas pris en charge la famille Azaria. Elle a également accusé le ministre de la Défense et le porte-parole de l’armée pour avoir interféré dans les procédures judiciaires en s’exprimant publiquement à la presse juste après l’incident, et ce, avant que la Cour n’ait rendu son jugement. Ces reproches étaient principalement adressés à l’ancien ministre de la Défense, Moshe Yaalon et au porte-parole de l’armée.

Après l’incident de mars 2016, Eizenkot a adopté une position ferme à l’égard du soldat, alors qu’une horde de politiciens de droite se plaçaient du côté de l’accusé. Les politiciens, notamment le Premier ministre Benjamin Netanyahu et la députée de l’Union sioniste Shelly Yachimovich, ont appelé à une grâce présidentielle.

Eisenkot s’est adressé à la Commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Défense et a critiqué les politiciens qui se sont aventurés dans l’affaire.

« Le discours public autour d’Elor Azaria a aussi eu des répercussions sur l’armée, le soldat et le peuple, » a déclaré Eizenkot.

« Il y a eu des mensonges au sujet de l’armée tout au long du procès. Je suis désolé de la tournure qu’a pris l’opinion publique ; tout cet incident était entouré de manipulations et de mensonges. »

Elor Azaria, jugé coupable d'homicide après avoir tué un terroriste palestinien neutralisé, avec sa mère devant le tribunal militaire de Tel Aviv, le 21 février 2017. (Crédit : capture d'écran Deuxième chaîne)
Elor Azaria, jugé coupable d’homicide après avoir tué un terroriste palestinien neutralisé, avec sa mère devant le tribunal militaire de Tel Aviv, le 21 février 2017. (Crédit : capture d’écran Deuxième chaîne)

Avant la condamnation du mois dernier, Eizenkot avait, sans mentionner nominativement Azaria, rejeté l’appellation de ses partisans, qui faisaient de lui « l’enfant de tous » et que le pays se devait de protéger.

« Un homme de 18 ans à l’armée n’est pas « l’enfant de tous », avait déclaré Eizenkot « Il est un combattant, un soldat, qui doit dédier sa vie à mener la tâche que nous lui avons confiée. Nous ne devons pas nous tromper sur ce sujet. »

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