Le tribunal suspend la démission des pilotes d’El Al
Rechercher

Le tribunal suspend la démission des pilotes d’El Al

Les démissions des pilotes, qui sont aussi inspecteurs de vol, auraient pu clouer des avions au sol, selon la direction ; la cour ordonne des négociations supplémentaires

Des avions d'El Al sur le tarmac de l'aéroport international Ben Gurion, en avril 2013. Illustration. (Crédit : Flash90)
Des avions d'El Al sur le tarmac de l'aéroport international Ben Gurion, en avril 2013. Illustration. (Crédit : Flash90)

Le conflit social de la compagnie aérienne israélienne El Al est monté d’un cran mardi quand la direction de l’entreprise a fait appel au tribunal du travail pour interdire à ses pilotes qui sont aussi inspecteurs de vol de démissionner de leur travail d’inspection.

Une telle mesure entraînerait un manque d’inspecteurs, et pourrait interrompre les vols d’El AL, ce qui aurait d’importantes répercussions financières, a déclaré l’entreprise dans un communiqué adressé à la bourse de Tel Aviv.

La cour de Tel Aviv s’est prononcée mercredi sur la demande de l’entreprise de déclarer que la démission des inspecteurs de vol était une grève illégale. Elle a reporté à la semaine prochaine la démission de huit pilotes d’El Al, dont le départ aurait pu suspendre les vols de la compagnie.

Les négociations ordonnées par la cour entre la direction d’El Al et le syndicat de ses pilotes doivent continuer jusqu’à vendredi après-midi, et les pilotes travailleront jusqu’à samedi soir. Après cette date, ils pourront choisir de mettre leur menace de démission à exécution.

Le conflit social est causé par le dédommagement versé aux pilotes âgés de 65 à 67 ans, trop âgés pour effectuer des vols internationaux en raison des règlementations et trop jeunes pour prendre leur retraite.

Les négociations ont encore échoué mardi soir quand, selon la direction, les représentants des employés ont quitté la table des négociations. El Al affirme que les pilotes ont refusé une proposition de plus de 50 000 shekels pour une moyenne de neuf jours de formation travaillés par mois.

Le syndicat des pilotes ne confirme pas cette version, et affirme que David Maimon, le directeur général de la compagnie, est venu à la réunion déterminer à saborder les discussions, a annoncé le Calcalist.

Ce mois-ci, un tribunal du travail avait ordonné aux pilotes en grève de reprendre le travail immédiatement après l’annulation de plusieurs vols.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...