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Les victimes du 7 octobre

Eliad Ohayon, 23 ans : Bénévole pour les enfants atteints de cancer

Assassiné avec son père en défendant leur ville natale d'Ofakim contre le Hamas le 7 octobre

Eliad Ohayon (Crédit : Facebook)
Eliad Ohayon (Crédit : Facebook)

Eliad Ohayon, 23 ans, a été assassiné en même temps que son père Moshe en défendant leur ville natale d’Ofakim contre les terroristes du Hamas, le 7 octobre dernier.

Ils font partie de la cinquantaine d’habitants morts en tentant de défendre Ofakim, armés de couteaux, de quelques armes de poing et, à la fin, des armes des terroristes.

Eliad laisse derrière lui sa mère, Sarit, et ses frères et sœurs Amitai, Yair, Shira et Uri.

Amis et proches disent de lui qu’il était un jeune homme généreux et joyeux, qui veillait sur les autres. Il était bénévole pour des ONG à vocation sociale, comme son père, activiste social bien connu d’Ofakim.

Dans le cadre de ces activités bénévoles, en ce week-end de la fête de Simhat Torah, la famille accueillait plusieurs enfants atteints de cancer et de gros handicaps. Lorsque les sirènes d’alerte ont retenti, Ohayon et son père ont emmené les enfants dans la pièce sécurisée, avant de partir aider leurs voisins sans mamad à trouver un abri.

« Ils se sont rendus compte qu’un terroriste se trouvait dans les parages et sont allés ouvrir l’abri anti-aérien afin que les habitants puissent s’y abriter. Ils ont réussi à entrer dans un abri voisin et aidé les gens à l’intérieur », a expliqué la tante d’Ohayon, Odeliya Ohayon, au site d’information Walla.

Après avoir aidé les enfants malades et leurs voisins, Ohayon et son père sont partis sous une pluie de milliers de roquettes tirées sur les villes israéliennes, en ce matin du 7 octobre, pour repousser les terroristes qui avaient franchi la frontière avec Israël.

Selon les médias israéliens, ils ont repoussé les hommes armés pendant près de quarante minutes depuis le jardin d’une maison voisine.

Lorsque son père a reçu une balle en pleine tête, Ohayon a essayé de le soigner, tout en continuant à lutter avant d’être à son tour abattu.

Moshe et Eliad Ohayon (Avec l’aimable autorisation de l’auteur)

Lors de ses obsèques, sa sœur Shira a parlé d’un « homme éminemment sociable, qui était l’ami de tous ».

Sa tante Odelia a raconté cette histoire : « Il y a quelques mois, Eliad avait appelé son frère Amitai et lui avait demandé de venir l’aider pour acheter une voiture. Amitai lui avait répondu qu’il avait un examen à l’université, mais Eliad avait insisté et dit : ‘J’ai trouvé un monospace.’ Amitai lui avait rétorqué : ‘Pourquoi un monospace ? Tu es célibataire. Pourquoi aurais-tu besoin d’un monospace ?’ Et Eliad lui a expliqué : ‘Comme ça, je pourrai emmener quatre enfants en fauteuil roulant.’ Eliad était comme ça. Une joie et une générosité infinies, sans cesse. »

« Pendant la shiva [la période de deuil rituel de sept jours], un policier nous a dit : ‘Vous pouvez être fiers de ce qu’ont fait Moshe et les garçons’ », a déclaré sa tante.

Dans une publication sur Facebook en français, l’association Lehosheet Yad a partagé des photos prises en juin 2022, sur lesquelles on voit Ohayon avec un groupe d’enfants malades à Paris. « Son sourire apportait partout la lumière, en chaque endroit, à chaque enfant dont il faisait la connaissance… Eliad, ton cœur était tellement bon : tu voulais une chose, rendre les gens heureux. Tu nous manques : nous n’arrivons pas à nous faire à l’idée que tu es parti. Que ta mémoire soit bénie. »

Une autre page Facebook rend hommage à la générosité dont ont fait preuve les Ohayon le 7 octobre. « L’histoire héroïque de la famille témoigne de la prodigieuse éducation que les enfants ont reçue, en même temps que de la générosité sincère et de la profonde humilité des membres de cette famille. Ils pensaient qu’il était important de sourire et de donner, même dans les moments difficiles. Cette famille perpétue la tradition. »

L’un des artistes préférés d’Ohayon, le chanteur israélien Omer Adam, a sorti une nouvelle version de l’une de ses chansons les plus connues « Talking About Peace », en sa mémoire.

En publiant la nouvelle version sur sa chaîne Instagram, Adam a écrit : « Il y a trois choses que l’on ne pourra jamais nous retirer : la joie, l’espoir et la foi. »

Moshe Ohayon était par ailleurs président du conseil d’administration de l’Institut Shaharit, qui œuvre à l’unité des Israéliens indépendamment des groupes ethniques, religieux ou socio-économiques.

Ces dernières semaines, un fonds « Shahar » a été créé en mémoire de Moshe et Eliad Ohayon, pour apporter une aide ponctuelle à des initiatives sociales d’urgence, en collaboration avec le Fund for New Leadership.

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