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En 20 ans, les restrictions en Cisjordanie ont coûté 50 milliards USD à l’économie palestinienne (ONU)

La Cnuced estime que la contribution annuelle des implantations à l'économie d'Israël est de 41 milliards de dollars, soit 227 % du PIB palestinien pour l'année 2021

Les forces de sécurité israéliennes menant une opération de recherche suite à une attaque par balle dans le village cisjordanien de Salem, près de Naplouse, le 2 octobre 2022. (Crédit : Nasser Ishtayeh/Flash90)
Les forces de sécurité israéliennes menant une opération de recherche suite à une attaque par balle dans le village cisjordanien de Salem, près de Naplouse, le 2 octobre 2022. (Crédit : Nasser Ishtayeh/Flash90)

Les restrictions supplémentaires imposées par Israël dans la partie de la Cisjordanie qui est en principe disponible pour le développement palestinien a coûté 50 milliards de dollars aux Palestiniens entre 2000 et 2020, a indiqué l’ONU mardi.

Dans un nouveau rapport, la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) estime à 2,5 milliards de dollars par an le coût des restrictions supplémentaires dans la partie de la « zone C » de la Cisjordanie.

Cette zone C, qui représente environ 60 % de la Cisjordanie, contient toutes les implantations israéliennes et est sous contrôle israélien, indique la Cnuced.

Selon les Accords d’Oslo de 1993, la Cisjordanie a été divisée en trois zones administratives. La zone C devait être progressivement transférée à l’Autorité nationale palestinienne au cours d’une période de cinq ans s’achevant en 1999.

Selon le rapport, Israël a placé 70 % de la zone C sous la juridiction des conseils régionaux des implantations, rendant cette partie inaccessible au développement palestinien, tandis que l’accès des Palestiniens au reste de la zone C « reste très restreint ».

La Cnuced note que l’éventail de restrictions imposées par Israël limite les activités économiques et la circulation des personnes et des biens dans toute la Cisjordanie, avec notamment l’interdiction d’importer certaines technologies, un « régime de permis rigoureux », des contrôles bureaucratiques, auxquels s’ajoutent, outre la barrière de sécurité, des points de contrôle et barrages routiers.

Selon le rapport onusien, Israël restreint encore davantage les activités économiques des Palestiniens dans la zone C, avec pour conséquence une activité économique nettement plus faible dans les 30 % de la zone C qui ne relèvent pas de la juridiction des conseils régionaux des implantations que dans les zones A et B.

La Cnuced estime par ailleurs que la contribution annuelle de ces implantations à l’économie d’Israël est de 41 milliards de dollars, soit 227 % du PIB palestinien pour l’année 2021.

L’agence onusienne insiste sur la nécessité de lever toutes les restrictions à l’activité économique palestinienne dans la zone C.

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