En 2017, le meurtrier présumé d’Ori Ansbacher voulait être un « martyr »- Shin Bet
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En 2017, le meurtrier présumé d’Ori Ansbacher voulait être un « martyr »- Shin Bet

Le suspect palestinien avait été arrêté il y a deux ans après avoir tenté d'entrer dans le mont du Temple avec un couteau et confié aux enquêteurs avoir cherché à être incarcéré

Les forces de sécurité israéliennes arrêtent un Palestinien à Ramallah soupçonné du meurtre de l'adolescente israélienne Ori Ansbacher le 8 février 2019 (Crédit : Police israélienne)
Les forces de sécurité israéliennes arrêtent un Palestinien à Ramallah soupçonné du meurtre de l'adolescente israélienne Ori Ansbacher le 8 février 2019 (Crédit : Police israélienne)

Le Palestinien accusé d’avoir tué la jeune Israélienne Ori Ansbacher avait été arrêté par les services de sécurité du Shin Bet il y a deux ans. Il avait alors déclaré aux enquêteurs que son but ultime était de devenir un « martyr » et d’être incarcéré dans une prison israélienne, a rapporté la Treizième chaîne dimanche.

En 2017, Arafat Irfayia avait été interpellé à l’entrée du mont du Temple, à Jérusalem, en possession d’un grand couteau de cuisine. Il avait affirmé qu’il « reviendrait avec un couteau ».

Dans le procès-verbal de son interrogatoire mené par le Shin Bet, que la chaîne a pu consulter, le résident de Hébron de 29 ans avait fait part de son soutien au Hamas et déclaré aux enquêteurs que le groupe terroriste de Gaza « défendait le peuple palestinien par les armes ».

Selon le document, Irfayia a changé sa version des faits à plusieurs reprises au cours de l’interrogatoire. Il avait initialement affirmé qu’il ne planifiait pas d’attaque contre des forces de sécurités israéliennes qui montent la garde sur le lieu saint, mais a ensuite confié ses intentions de mener une attaque contre des Israéliens.

« Je le referai, je veux être un martyr », avait assuré Irfayia aux enquêteurs, selon le reportage. « Je ferai ce qu’il faut pour aller en prison, et si vous me laissez partir, je reviendrai avec un couteau pour être envoyé en prison ou devenir un martyr. »

« Je tuerai pour aller en prison. C’est mieux là-bas », a-t-il dit.

Ori Ansbacher (Crédit : autorisation)

Irfayia avait déclaré aux enquêteurs qu’il s’était rendu sur le lieu saint de Jérusalem avec un couteau parce qu’il était troublé par un conflit d’ordre familial, mais qu’il n’était pas capable de blesser qui que ce soit.

Quand un interrogateur lui a demandé comment il comptait s’y prendre, Irfayia est revenu sur ses paroles.

« Je ferais n’importe quoi, mais je ne pourrais pas tuer », a-t-il dit, selon le reportage.

A l’époque, la cour des Magistrats de Jérusalem avait estimé qu’Irfayia avait une attitude dangereuse et l’avait ainsi condamné à six mois de prison.

Dans un communiqué, le Shin Bet a affirmé que le Palestinien avait reconnu dimanche avoir tué Ori Ansbacher pour des « motifs nationalistes« , ce qui confirme la piste terroriste.

L’agence a indiqué qu’il avait reconstitué le meurtre devant les enquêteurs et qu’il « s’était entièrement impliqué ».

La plupart des détails de cette affaire font l’objet d’un embargo.

Des Israéliens allument des bougies en mémoire d’Ori Ansbacher, place Rabin, à Tel Aviv, le 9 février 2019 (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
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