Dans les hôpitaux israéliens, 1 patient sur 10 reste dans les couloirs – enquête
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Dans les hôpitaux israéliens, 1 patient sur 10 reste dans les couloirs – enquête

Les Israéliens sont généralement satisfaits du traitement des malades à l'hôpital ; parallèlement, une grève illimitée a été déclenchée à l'hôpital Haddasah de Jérusalem

Le Centre Médical Sourasky Ichilov, surchargé, Tel Aviv. (Crédit photo : Gideon Markowicz/Flash90)
Le Centre Médical Sourasky Ichilov, surchargé, Tel Aviv. (Crédit photo : Gideon Markowicz/Flash90)

Près d’un Israélien sur dix qui reçoivent des soins hospitaliers est oublié dans les couloirs de l’hôpital pendant son séjour, selon un sondage publié mardi par le ministère de la Santé.

9 % des participants à l’enquête n’ont pas obtenu de chambre, et un pourcentage le plus élevé de patients s’est retrouvé dans les couloirs des grands hôpitaux et des services internes. Les patients laissés dans les couloirs se sont dits beaucoup moins satisfaits de leur traitement que ceux qui avaient une chambre, selon l’enquête.

A l’hôpital Assaf Harofeh, 18 % des patients ont été laissés dans les couloirs.

Dans l’ensemble, la plupart des sondés étaient satisfaits de leur séjour, les grands hôpitaux et ceux du centre du pays affichant généralement de meilleurs résultats. Le taux de satisfaction national est de 81 %, soit une légère augmentation par rapport aux années précédentes.

Les hôpitaux les mieux classés sont Mayanei Hayeshua Medical Center, EMMS Nazareth Hospital, Bnai Zion Medical Center et Carmel Medical Center. Les hôpitaux les moins biens classés sont Assaf Harofeh et Laniado.

Les services internes obtiennent des notes plus faibles dans la plupart des domaines, la satisfaction globale s’établissant à 73 %. Les services de chirurgie ont obtenu une note de 77 % et les autres services, de 83 %.

85 % des sondés ont estimé avoir reçu un traitement personnalisé et 86 % ont dit avoir reçu des informations de qualité sur leur état de santé et sur les soins qu’ils ont reçus au moment de leur sortie.

Les patients plus jeunes, les hommes et ceux qui n’avaient pas besoin de soins urgents se sont dits plus satisfaits, tandis que les patients souffrant de maladies chroniques se sont dits moins satisfaits.

Le ministère de la Santé a mené l’enquête au cours de l’été 2018. Les 500 participants ont passé au moins deux nuits à l’hôpital et avaient plus de 18 ans.

Des médecins pratiquent une intervention chirurgicale dans un hôpital en Israël. (Nati Shohat/Flash90)

Par ailleurs, mardi, les médecins de l’hôpital Hadassah de Jérusalem ont entamé une grève pour protester contre la décision de l’administration de l’hôpital d’annuler l’embauche de médecins internes.

La grève a commencé à 6 heures du matin, pour une durée indeterminée. Les médecins ont dit qu’ils n’effectueraient pas de soins ambulatoires ou de chirurgies non urgentes. Ceux qui ont besoin de soins doivent se rendre à l’hôpital Shaare Zedek.

La direction de l’hôpital a annulé l’embauche de sept internes qui avaient déjà été recrutés pour y travailler, a déclaré le professeur Ron Eliashar, président du conseil d’administration de Hadassah, mardi matin à la chaîne d’information Kan.

L’administration a déclaré qu’elle n’avait pas les moyens d’employer les résidents, mais M. Eliashar a indiqué que les médecins pensaient que la direction essayait de faire pression sur eux à propos de conflits antérieurs.

« Le coût salarial des internes est relativement faible. Il y a sept internes qui étaient censés commencer à travailler le 1er février, et ils ont été informés deux jours avant que leur embauche était annulée », a déploré Eliashar.

Le manque d’internes nuit à la qualité des soins dispensés par l’hôpital, a-t-il expliqué.

« Tout le monde est au courant des difficultés dans les services internes, et qui fait tout le travail ? Qui s’occupe d’eux aux urgences ? Les internes », précise-t-il.

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