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Erdogan lance des poursuites contre les dirigeants israéliens qui le fustigent pour avoir « massacré les Kurdes »

Benjamin Netanyahu accuse le président turc de ménager les proxys terroristes de l'Iran ; Israel Katz le qualifie de "tigre de papier" ; Itamar Ben Gvir lui répond : "F*** you"

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, lors d'un vote sur le budget de l'État à la Knesset, à Jérusalem, le 29 mars 2026. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90) ; cette photo de presse prise et diffusée par le service de presse de la présidence turque le 4 avril 2026 montre le président turc Recep Tayyip Erdogan (à droite) lors d'une rencontre avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky (hors champ) au palais présidentiel de Dolmabahçe, à Istanbul. (Crédit : Service de presse de la présidence turque / AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, lors d'un vote sur le budget de l'État à la Knesset, à Jérusalem, le 29 mars 2026. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90) ; cette photo de presse prise et diffusée par le service de presse de la présidence turque le 4 avril 2026 montre le président turc Recep Tayyip Erdogan (à droite) lors d'une rencontre avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky (hors champ) au palais présidentiel de Dolmabahçe, à Istanbul. (Crédit : Service de presse de la présidence turque / AFP)

Samedi, plusieurs dirigeants israéliens ont vivement critiqué le président turc Recep Tayyip Erdogan après que des procureurs turcs ont, selon certaines informations, engagé des poursuites à l’encontre de 35 hauts responsables, parmi lesquels le Premier ministre Benjamin Netanyahu, requérant une peine totale de plus de 4 500 ans de prison.

Netanyahu, en réponse, a accusé Erdogan de massacrer les Kurdes dans son propre pays.

« Sous ma direction, Israël continuera de lutter contre le régime terroriste iranien et ses proxys, contrairement à Erdogan dont la politique consiste à les ménager et à massacrer ses propres citoyens kurdes », a-t-il écrit sur le réseau social X.

Selon des informations provenant de Turquie, les procureurs réclament jusqu’à 4 596 ans de réclusion pour différentes personnalités, au nombre desquelles figurent Netanyahu, le ministre de la Défense Israel Katz, le ministre de la Sécurité intérieure Itamar Ben Gvir et le chef d’état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir.

Ces personnalités seraient coupables de « crimes contre l’humanité » et de « génocide », ainsi que d’avoir empêché la flottille Sumud d’atteindre Gaza en 2025 et d’avoir maltraité ses participants.

Katz s’en est également pris à Erdogan sur X, le traitant de « tigre de papier ».

« Erdogan n’a pas réagi lorsque l’Iran a lancé des missiles lancés sur le sol turc. Il a prouvé qu’il n’était qu’un tigre de papier. Il se tourne désormais vers l’antisémitisme et réclame des procès-spectacles en Turquie contre les dirigeants politiques et militaires d’Israël », a-t-il affirmé.

« C’est absurde. Un représentant des Frères musulmans, qui massacre les Kurdes, reproche à Israël – qui ne fait que se défendre contre le Hamas, qui est l’allié d’Erdogan – de commettre un génocide », a ajouté Katz. « Israël continuera à se défendre fermement et résolument, et Erdogan ferait mieux de se taire. »

Le ministre de la Défense nouvellement nommé, Israel Katz, s’entretient avec le ministre de la Sécurité intérieure, Itamar Ben Gvir, lors d’une séance plénière à la Knesset, à Jérusalem, le 8 novembre 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

L’ultranationaliste Ben Gvir, connu pour son style provocateur, s’est montré plus concis et beaucoup moins diplomate.

« Erdogan, est-ce que vous comprenez l’anglais ? », a-t-il tweeté en hébreu, avant d’ajouter, en anglais : « F*** You. »

Le ministère turc des Affaires étrangères a pour sa part réagi à la déclaration de Netanyahu par un communiqué, dans lequel il qualifie le Premier ministre de « Hitler de notre temps ».

La Turquie, farouche adversaire d’Israël, s’est associée aux efforts diplomatiques de l’Égypte et du Pakistan pour parvenir à un cessez-le-feu dans le conflit.

Après que les États-Unis et l’Iran se sont mis d’accord sur un cessez-le-feu la semaine dernière, Erdogan a mis en garde le président américain Donald Trump contre d’éventuels « provocations et sabotages » susceptibles de compromettre l’accord, sans toutefois préciser d’où viendraient ces menaces.

Lors de son entretien téléphonique avec Trump, Erdogan a également insisté pour que le cessez-le-feu « ne soit compromis sous aucun prétexte », promettant le soutien sans faille d’Ankara sur ce point.

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