Et après ? Les différents scénarios pour le prochain gouvernement israélien
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Et après ? Les différents scénarios pour le prochain gouvernement israélien

Même en raflant plus de voix que le Likud, Kakhol lavan pourrait ne pas être en mesure de former un gouvernement, Netanyahu pouvant composer une coalition plus aisément que Gantz

Un citoyen dépose son bulletin de vote dans l'urne d'un bureau de vote de Jérusalem, durant les élections législatives pour la 21e Knesset, le 9 avril 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Un citoyen dépose son bulletin de vote dans l'urne d'un bureau de vote de Jérusalem, durant les élections législatives pour la 21e Knesset, le 9 avril 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Plus de six millions d’Israéliens sont appelés à voter mardi lors d’un scrutin à l’issue encore incertaine pour le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui brigue un cinquième mandat.

Voici les différents scénarios possibles une fois les bulletins dépouillés.

Le Likud en tête

Si le Likud, parti de droite du Premier ministre, arrive en tête, le scénario est presque tout tracé.

Le président israélien Reuven Rivlin demandera à Benjamin Netanyahu de former un gouvernement, qu’il construira alors en s’appuyant sur d’autres partis de droite, après d’intenses négociations.

« Kakhol lavan » en tête

Même en raflant plus de sièges que le Likud à la Knesset, le parlement israélien, la coalition de centre droit Kakhol lavan, menée par l’ancien chef d’état-major Benny Gantz, grand rival de Benjamin Netanyahu, pourrait ne pas être en mesure de former un gouvernement.

Si l’écart de voix est minime, Benjamin Netanyahu pourra s’allier avec des partis de droite qui ont déjà exprimé leur soutien au Likud et composer une coalition plus aisément que Benny Gantz.

En revanche, si l’écart des voix entre les deux est important, l’ancien chef de l’armée sera sûrement mandaté par le président pour former un gouvernement avec l’aide de partis à gauche et à droite de l’échiquier politique.

Gouvernement d’unité nationale

Même si Benny Gantz l’a exclu, il se pourrait que le Likud et la liste Kakhol lavan s’unissent afin de former un gouvernement d’union nationale.

Des gens passent devant des affiches de la campagne électorale montrant le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et les dirigeants de Kakhol lavan, de gauche à droite, Moshe Ya’alon, Benny Gantz, Yair Lapid et Gabi Ashkenazi, à Tel Aviv, le 3 avril 2019. Sur les affiches on peut lire, à gauche, « Un Likud fort, un Israël fort » et, à droite, « Chaque vote compte, victoire pour Kakhol lavan ». (AP Photo/Oded Balilty)

Une telle coalition pourrait voir le jour notamment dans le cas où certains des soutiens à droite de M. Netanyahu ne parvenaient pas à atteindre 3,25% des voix, le seuil minimal pour entrer à la Knesset, et si Benny Gantz n’est pas en mesure de former un gouvernement de son côté.

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Gouvernement minoritaire

Et si ni M. Netanyahu, ni M. Gantz ne parvenaient à former un gouvernement ? Certains analystes évoquent la possibilité d’un gouvernement issu de partis minoritaires mais la jugent hautement improbable. Une telle coalition déboucherait sur une situation politique très instable, selon eux.

Le précédent de 2009

La cheffe du parti Hatnua Tzipi Livni, en campagne électorale le 29 janvier 2019. (Crédit: Flash90)

En 2009, le parti Kadima, mené par Tzipi Livni, est arrivé en tête des élections devant le Likud, à un siège près.

Pour la première fois, le président ne charge pas le chef du parti gagnant de former un gouvernement.

Benjamin Netanyahu est alors chargé de construire une coalition. Il est resté Premier ministre depuis.

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