Facebook renforce les règles publicitaires en cas de vote, mais pas en Israël
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Facebook renforce les règles publicitaires en cas de vote, mais pas en Israël

La compagnie limiterait la publicité politique, augmenterait la transparence à l'échelle internationale, mais n'a pas pris de décision concernant le vote israélien à venir

Médias et invités découvrent les nouveaux bureaux de 12 000 mètres carrés de Facebook à Cambridge, Massachusetts, le 9 janvier 2019. (AP Photo/Elise Amendola)
Médias et invités découvrent les nouveaux bureaux de 12 000 mètres carrés de Facebook à Cambridge, Massachusetts, le 9 janvier 2019. (AP Photo/Elise Amendola)

Facebook a déclaré qu’il s’efforcerait de freiner l’ingérence dans les élections dans plusieurs pays en 2019, mais n’a pas encore pris de décision concernant Israël, a rapporté mercredi l’agence de presse Reuters.

La société a déclaré qu’elle renforcerait la réglementation sur la publicité politique et fournirait des outils aux organismes de réglementation en Inde, au Nigeria, en Ukraine et dans l’Union européenne, mais n’a pris aucune décision politique concernant les prochaines élections en Israël, en Australie, en Indonésie et aux Philippines.

Au Nigeria et en Ukraine, seuls les annonceurs nationaux pourront placer des annonces de campagne sur le réseau social.

En Inde, la société a déclaré qu’elle archiverait les annonces dans une base de données consultable afin d’accroître la transparence et qu’elle vérifierait l’identité des acheteurs d’annonces politiques, selon Reuters.

Facebook aurait introduit les différentes mesures dans chaque pays en fonction des réglementations et des circonstances locales, et vise à introduire des outils pour les annonceurs du monde entier dans le courant de l’année.

Facebook fait l’objet d’un examen minutieux depuis l’élection présidentielle américaine de 2016, alors que la plate-forme servait d’intermédiaire pour un grand nombre d’ingérences électorales liées à la Russie.

La semaine dernière, le chef des services de sécurité du Shin Bet a averti qu’un État étranger « entend intervenir » par des cyberattaques lors des élections nationales israéliennes d’avril. La censure israélienne a interdit la publication d’une grande partie des propos de Nadav Argaman, y compris le nom du pays dont il a dit qu’il cherchait à influencer les élections.

Les Israéliens font la queue pour voter dans un bureau de vote dans la matinée des élections municipales, à Safed, dans le nord d’Israël, le 30 octobre 2018 (Crédit : David Cohen/Flash90)

Argaman a dit qu’il était « certain à 100 % que [l’État étranger censuré] interviendra dans les prochaines élections, et je sais de quoi je parle, mais je ne sais pas en faveur de qui ».

Quelques jours plus tard, le Likud a annoncé qu’il ne soutenait pas les mesures visant à empêcher la manipulation par les médias des électeurs.

Les experts de cyber-sécurité en Israël estiment que le pays est vulnérables aux tentatives d’ingérence, notamment à cause de réglementations sont datées et ne sont pas appliquées, de fuites de données personnelles et d’abus des réseaux sociaux.

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