FIFA : la résolution du différend Palestine/Israël, « une priorité » pour Infantino
Rechercher

FIFA : la résolution du différend Palestine/Israël, « une priorité » pour Infantino

Le président de la FIFA pense qu'une solution peut être trouvée pour les six équipes israéliennes qui jouent en Cisjordanie

Gianni Infantino, au centre, nouveau président de la FIFA, après son élection à la tête de la Fédération à Zurich, le 26 février 2016. (Crédit : Olivier Morin/AFP)
Gianni Infantino, au centre, nouveau président de la FIFA, après son élection à la tête de la Fédération à Zurich, le 26 février 2016. (Crédit : Olivier Morin/AFP)

La résolution du différend avec la Palestine au sujet des matchs organisés par la Fédération israélienne de football dans les implantations établies par Israël en Cisjordanie constitue « une des priorités » de Gianni Infantino, le président de la FIFA, a-t-il assuré dans un entretien exclusif à l’AFP.

« C’est une de mes priorités et de nos priorités. Je ne suis pas encore allé dans la région, simplement parce que la situation est telle qu’en ce moment les conditions ne sont pas encore là, mais on y travaille », a déclaré Infantino.

Human Rights Watch (ONG des droits de l’Homme basée à New-York) a récemment accusé la FIFA de cautionner le « vol » de terres palestiniennes en acceptant que des matchs organisés par la Fédération israélienne de football se jouent dans les implantations.

Dans un rapport publié fin septembre, HRW a pressé le président de la FIFA Gianni Infantino de tenir ses engagements de réforme et de faire cesser les matchs disputés dans les implantations sous l’égide de la Fédération israélienne, membre de l’organisation internationale.

Infantino a également indiqué avoir pris part mercredi après-midi à une séance de travail avec le Sud-Africain Tokyo Sexwale, président de la commission de surveillance des problèmes affectant le développement du football en Palestine.

« Je viens de sortir d’une séance avec M. Sexwale pour essayer de trouver une solution à cette question qui devrait être une question footballistique mais qui devient une question politique, pour laquelle le monde n’a pas encore trouvé de vraie solution satisfaisante, a-t-il souligné. On essaie de mettre de côté la politique et de parler football et voir comment on peut jouer dans les meilleures conditions au football dans cette région. Je suis toujours confiant qu’avec le dialogue, avec la discussion, en parlant justement sport et en ne se laissant pas politiser on puisse trouver une solution. »

HRW a rappelé que les implantations sont illégales au regard du droit international. Depuis 1967, 500 000 Israéliens se sont installés dans les Territoires palestiniens, selon l’ONU.

Six clubs des 3e, 4e et 5e divisions israéliennes, considérées comme semi-professionnelles, jouent dans les implantations de Cisjordanie, a souligné l’ONG. Les équipes concernées sont celles d’Ariel (deux équipes), de Givat Zeev, de Maale Adumim, d’Oranit et de la Vallée du Jourdain.

Jibril Rajoub et son carton rouge "contre le racisme" au congrès de la FIFA à Zurich, le 29 mai 2015. (Crédit : capture d'écran Deuxième chaîne)
Jibril Rajoub et son carton rouge « contre le racisme » au congrès de la FIFA à Zurich, le 29 mai 2015. (Crédit : capture d’écran Deuxième chaîne)

La Fédération palestinienne avait mené une retentissante campagne en mai 2015 au congrès de la FIFA pour obtenir la suspension de la Fédération israélienne.

La FIFA avait finalement créé une commission censée se pencher sur la question des implantations et sur la liberté de mouvement des joueurs palestiniens, butant sur le système d’autorisation des Israéliens qui contrôlent tous les accès de la Cisjordanie.

La commission présentera l’avancement de ses travaux lors de la prochaine réunion du Conseil de la FIFA des 13 et 14 octobre.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...