Israël en guerre - Jour 142

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FMI: La guerre Israël-Hamas et les attaques des Houthis menacent l’économie mondiale

Si les hostilités se propagent, "cela pourrait être plus problématique pour le monde dans son ensemble", a déploré Kristalina Georgieva

Le dirigeante du Fonds monétaire international Kristalina Georgieva s'exprime lors d'une conférence de presse sur le COVID-19 à Washington, le 4 mars 2020. (NICHOLAS KAMM / AFP)
Le dirigeante du Fonds monétaire international Kristalina Georgieva s'exprime lors d'une conférence de presse sur le COVID-19 à Washington, le 4 mars 2020. (NICHOLAS KAMM / AFP)

La directrice du Fonds monétaire international (FMI) a averti lundi que la guerre Israël-Hamas dans la bande de Gaza et les attaques des rebelles houthis au large du Yémen, affectant notamment le canal de Suez, constituaient des menaces pour l’économie mondiale.

La guerre qui oppose l’Etat d’Israël au groupe terroriste islamiste palestinien dans la bande de Gaza a déjà plombé l’économie de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, a déclaré Kristalina Georgieva lors du sommet mondial des gouvernements à Dubaï.

« Je crains surtout la longévité du conflit, car s’il se prolonge, le risque de débordement augmente », a-t-elle ajouté au cours de cet événement annuel rassemblant des personnalités du monde des affaires et de la politique aux Emirats arabes unis, qui se tient jusqu’à mercredi.

« A l’heure actuelle, nous constatons un risque de débordement dans le canal de Suez », une zone maritime essentielle pour le commerce mondial, a poursuivi Mme Georgieva, dans un contexte d’attaques de navires par les rebelles yéménites en mer Rouge et dans le Golfe d’Aden, disant agir en « solidarité » avec le Hamas.

La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) avait averti fin janvier que le volume du trafic commercial passant par le canal de Suez avait chuté de plus de 40 % au cours des deux mois précédents.

Si les hostilités se propagent, « cela pourrait être plus problématique pour le monde dans son ensemble », a déploré Mme Georgieva.

Des personnes soulevant des fusils et des pancartes alors qu’elles chantent lors d’un rassemblement anti-Israël et anti-américain dans la capitale contrôlée par les Houthis, à Sanaa, le 19 janvier 2024. (Crédit : Mohammed Huwais/AFP

Défis à relever

Le 7 octobre, des terroriste du Hamas infiltrés depuis la bande de Gaza ont mené une attaque sur le sol israélien qui a entraîné la mort de plus de 1.160 personnes, en majorité des civils tués le jour même.

Israël a réagi en lançant une campagne militaire dont l’objectif vise à détruire le Hamas, à l’écarter du pouvoir à Gaza et à libérer les otages.

Plus de 28 000 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé dirigé par les terroristes du Hamas. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ils incluraient ses propres terroristes et hommes armés, tués en Israël et à Gaza, et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza. L’armée israélienne affirme avoir tué plus de 10 000 membres du groupe terroriste à Gaza, en plus d’un millier terroristes à l’intérieur d’Israël le 7 octobre.

Les craintes d’une escalade régionale du conflit entre Israël et son allié américain d’une part et des groupes armés proches de l’Iran qui soutiennent le Hamas au Liban, en Syrie, en Irak et au Yémen d’autre part, n’ont cessé de croître.

De la fumée lors de frappes israéliennes sur Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, sur une photo prise à Rafah le 11 février 2024. (Crédit : Saïd Khatib/AFP)

« Je m’attends à ce que, d’ici le milieu de l’année, les taux d’intérêt aillent dans le sens de l’inflation depuis un an », a indiqué la directrice du FMI, interrogée sur la baisse des taux d’intérêt dans les principales économies.

Le président de la Banque mondiale, Ajay Banga, a de son côté déclaré que « ce qui se passe à Gaza, mais aussi les défis de l’Ukraine (…) et de la mer Rouge » figuraient parmi les principaux défis à relever pour les perspectives économiques mondiales.

« Lorsque vous ajoutez ces variables à ce qui s’avère déjà être probablement le taux de croissance le plus bas des 35 à 40 dernières années (…), c’est quelque chose que nous devons surveiller de près », a-t-il ajouté lors du sommet.

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