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France : l’agresseur présumé d’Eric Zemmour va être présenté à un juge

Le candidat d'extrême-droite a été légèrement blessé au cours d'un meeting dimanche près de Paris par ailleurs émaillé de violences contre des militants antiraciste

Le journaliste français et candidat à la présidentielle de 2022, Eric Zemmour, prononce un discours lors de son meeting de campagne à Villepinte, près de Paris, le 5 décembre 2021. (Crédit : Stefano RELLANDINI / AFP)
Le journaliste français et candidat à la présidentielle de 2022, Eric Zemmour, prononce un discours lors de son meeting de campagne à Villepinte, près de Paris, le 5 décembre 2021. (Crédit : Stefano RELLANDINI / AFP)

L’agresseur présumé du candidat d’extrême droite à la présidentielle en France Eric Zemmour, qu’il a légèrement blessé en l’empoignant au cours d’un meeting dimanche près de Paris par ailleurs émaillé de violences contre des militants antiracistes, va être présenté mercredi à un juge d’instruction.

La justice française a annoncé lundi l’ouverture d’une enquête sur les violences qui ont éclaté pendant le premier meeting de la campagne présidentielle du polémiste d’extrême droite, l’une portant sur des violences contre des militants de l’association SOS Racisme, l’autre sur le geste d’un homme qui a empoigné Eric Zemmour avant son entrée en scène, lui causant une blessure au poignet avant d’être maîtrisé.

« L’ouverture d’une information (judiciaire) sera requise à son encontre du chef de violences volontaires (…) faits ayant été commis avec préméditation, en état de récidive légale », a déclaré mardi dans un communiqué le procureur de Bobigny, une ville située près le la capitale, Eric Mathais.

Arrêté dans la foulée, sa garde à vue a été levée mardi en vue d’une présentation le lendemain à un juge d’instruction, a dit dans la soirée le parquet.

Ce dernier sollicitera également le placement sous contrôle judiciaire du mis en cause, avec interdiction d’entrer en contact avec Eric Zemmour ou de porter une arme, a-t-il ajouté.

Sur la soixantaine de gardes à vue initiales à la suite d' »interpellations en marge et avant le meeting », les six qui avaient été prolongées ont été levées mardi et « la procédure transmise au parquet pour appréciation des suites à donner », a précisé M. Mathais.

Des violences avaient éclaté dimanche au début du discours d’Éric Zemmour, condamné à deux reprises pour provocation à la haine raciale, lorsqu’une dizaine de militants de l’association SOS Racisme présents dans le public avaient dévoilé des tee-shirts formant, ensemble, le slogan « Non au racisme ».

Des manifestants défilent derrière une banderole indiquant « Paris fera barrage à l’extrême droite », lors d’une manifestation contre le candidat à la présidentielle française Eric Zemmour, le 5 décembre 2021, à Paris. (Crédit : AP Photo/Michel Spingler)

Ils ont reçu des coups et ont été visés par des jets de chaises, selon la vidéo diffusée par l’association antiraciste. Cinq personnes ont été blessées, dont deux ont été prises en charge par les pompiers, selon la même source.

Des journalistes ont aussi été pris à partie au cours du meeting, notamment une équipe de l’émission « Quotidien », connue pour son ton acerbe et ironique, et deux journalistes du site internet d’information Mediapart qui ont été frappés derrière la tête.

Ces derniers ont porté plainte lundi, selon un document consulté par l’AFP.

M. Zemmour, qui s’est défendu dans son discours d’être « un fasciste, un raciste, un misogyne », affirme vouloir « sauver la France » et ses valeurs menacées, affirme-t-il, par l’immigration et l’islam.

La gauche a dénoncé sa responsabilité dans ces incidents violents, mais la droite et l’extrême droite ont qualifié de « provocation » l’action de SOS Racisme.

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