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France : les suspects d’un attentat déjoué avaient fait des recherches, notamment sur le FN

Le 18 avril, 5 jours avant le premier tour de l'élection présidentielle, Clément Baur et Mahiedine Merabet, 23 et 29 ans, avaient été arrêtés à Marseille, soupçonnés de préparer un attentat “imminent”

Les environs de Notre-Dame de Paris bouclés par la police française après une attaque terroriste, le 6 juin 2017. (Crédit : Bertrand Guay/AFP)
Les environs de Notre-Dame de Paris bouclés par la police française après une attaque terroriste, le 6 juin 2017. (Crédit : Bertrand Guay/AFP)

Les deux suspects d’un projet d’attentat jihadiste déjoué en avril à Marseille, avaient effectué des recherches en ligne « tous azimuts », notamment sur le parti d’extrême droite Front national (FN), a-t-on appris vendredi de source proche du dossier.

Le 18 avril, cinq jours avant le premier tour de l’élection présidentielle, Clément Baur et Mahiedine Merabet, 23 et 29 ans, avaient été arrêtés à Marseille, soupçonnés de préparer un attentat « imminent », dont la cible reste indéterminée.

La présidente du FN Marine Le Pen a réclamé vendredi l’ouverture d’une enquête sur la « grave dissimulation », selon elle, des autorités à propos de ce projet d’attentat qui, d’après le quotidien Libération, visait notamment l’un de ses meetings.

Le quotidien a affirmé que le meeting de Le Pen, candidate à la présidentielle, le 19 avril à Marseille, « figurait parmi les cibles » des deux suspects alors qu’à l’inverse, « les enquêteurs ont acquis aujourd’hui la conviction » que le candidat de la droite, le conservateur François Fillon « n’était pas directement visé ».

Marine Le Pen en campagne au Zénith de Nantes, le 26 février 2017. (Crédit : Jean-Francois Monier/AFP)
Marine Le Pen en campagne au Zénith de Nantes, le 26 février 2017. (Crédit : Jean-Francois Monier/AFP)

Parmi leurs recherches en lien avec le FN, l’une d’entre elles portait sur un meeting de Marine Le Pen, a-t-on indiqué de source proche du dossier.

En étudiant leur navigation sur internet, les enquêteurs ont retrouvé des recherches qui portaient aussi « sur des lieux festifs » et « des bars, notamment homosexuels », des recherches de « photographies de plusieurs personnalités politiques de tous bords », ainsi que « des recherches vagues relatives à la communauté juive », a-t-on ajouté de même source.

Une autre source proche du dossier a évoqué de son côté des recherches sur des « meetings d’autres partis politiques ».

Marine Le Pen et l’entourage d’Emmanuel Macron, le candidat centriste, vainqueur le 7 mai de l’élection présidentielle, avaient indiqué à l’AFP que les photos des deux hommes avaient été distribuées quelques jours avant leur arrestation aux services de sécurité des candidats.

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