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Frappes attribuées à Israël au sud de Damas pour la 2e fois cette semaine

Un responsable militaire syrien affirme que les défenses aériennes du pays ont réussi à déjouer la majeure partie de l'attaque, qui aurait fait un blessé et des dégâts matériels

Les défenses aériennes syriennes répondent à des missiles attribués à Israël visant le sud de la capitale Damas, le 20 juillet 2020. (Crédit : AFP)
Les défenses aériennes syriennes répondent à des missiles attribués à Israël visant le sud de la capitale Damas, le 20 juillet 2020. (Crédit : AFP)

Des avions israéliens auraient effectué une série de frappes au sud de Damas tôt vendredi matin.

Un responsable militaire syrien a déclaré aux médias d’État que les systèmes de défense aérienne du pays avaient réussi à déjouer la majeure partie de l’attaque, mais que les frappes avaient fait un blessé civil ainsi que des dégâts matériels.

« L’agression israélienne » a commencé vers 4 heures du matin avec plusieurs projectiles tirés depuis le plateau du Golan en direction du sud de Damas, ont rapporté les médias d’État syriens.

Il s’agit du deuxième raid aérien attribué à Israël cette semaine. Tard dans la nuit de lundi à mardi, les médias d’État syriens ont rapporté que des missiles israéliens avaient visé des positions de l’armée syrienne également au sud de Damas, causant des dommages mais ne faisant aucune victime.

Un compte Twitter qui traque l’activité militaire israélienne en Syrie a affirmé que les frappes visaient des sites dans la banlieue d’al-Kiswah, au sud de Damas, et près de l’aéroport international de Damas, au sud-est de la ville. L’Observatoire syrien des droits de l’homme, une ONG basée au Royaume-Uni qui dispose d’un vaste réseau de sources en Syrie mais dont le financement reste flou, a également déclaré que les frappes avaient visé al-Kiswah. Ces affirmations n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante.

Il n’y a pas eu de commentaire immédiat de la part de l’armée israélienne, qui ne commente normalement pas les frappes individuelles.

Selon les médias d’État syriens, des missiles israéliens ont visé le centre de la Syrie le 13 mai, tuant cinq personnes, dont un civil, et déclenchant des incendies sur les terres agricoles de la région.

Des pompiers sur la scène d’une attaque aux missiles sur le port de Lattaquié, en Syrie, le 28 décembre 2021. (Crédit : SANA via AP)

Un jour après cette frappe, les forces aériennes de la Russie et de la Syrie ont effectué un exercice conjoint au-dessus de ce dernier pays – le premier depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie il y a plus de trois mois, a déclaré mardi le ministère syrien de la Défense.

Le ministère a indiqué que deux avions de combat russes SU-35 et six avions syriens MiG-23 et MiG-29 ont simulé l’affrontement d’avions de guerre et de drones « hostiles ». Les pilotes syriens les ont affrontés avec la couverture et le soutien des avions de guerre russes, a-t-il précisé.

La Russie s’est impliquée militairement en Syrie en septembre 2015, contribuant à faire pencher la balance du pouvoir en faveur des forces du président Bachar el-Assad dans le conflit qui dure depuis 11 ans et qui a tué un demi-million de personnes.

Le dernier exercice conjoint de ce type a été réalisé une semaine avant que la Russie n’envahisse l’Ukraine le 24 février. À la mi-février, l’armée russe a déployé en Syrie des bombardiers à longue portée à capacité nucléaire et des avions de chasse transportant des missiles hypersoniques ultramodernes pour des exercices navals massifs en mer Méditerranée.

Israël a mené des centaines de frappes sur des cibles en Syrie au fil des ans, mais reconnaît rarement ces opérations ou n’en discute. Il affirme viser des bases de milices alliées de l’Iran, comme le groupe terroriste libanais du Hezbollah, dont les combattants sont déployés en Syrie et se battent aux côtés des forces gouvernementales d’Assad, ainsi que des cargaisons d’armes censées être destinées aux milices.

Les frappes israéliennes ont continué dans l’espace aérien syrien, largement contrôlé par la Russie, alors même que les relations avec Moscou se sont détériorées, ces dernières semaines.

Israël s’est trouvé en désaccord avec la Russie car le pays a de plus en plus exprimé son soutien à l’Ukraine. Cependant, le Premier ministre Naftali Bennett a évité de critiquer directement la Russie alors qu’Israël cherche à maintenir sa liberté de mouvement dans l’espace aérien syrien.

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