Frappes en Syrie: Netanyahu menace de frapper plus fort les cibles iraniennes
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Frappes en Syrie: Netanyahu menace de frapper plus fort les cibles iraniennes

L'attaque de l'aéroport de Damas montre à quel point Israël est déterminé à empêcher l'Iran d'établir un ancrage militaire sur le territoire syrien

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu en visite dans le nord d'Israël, le 13 janvier 2019 (Crédit : Haim Zach/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu en visite dans le nord d'Israël, le 13 janvier 2019 (Crédit : Haim Zach/GPO)

Après avoir confirmé qu’Israël avait bombardé un dépôt d’armes iranien en Syrie, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a averti dimanche que l’Etat juif frapperait encore plus fort si nécessaire pour empêcher l’Iran de se positionner militairement en Syrie.

M. Netanyahu a tenu ces propos alors qu’il se trouvait en Haute Galilée pour examiner la fin d’une opération de l’armée israélienne visant à localiser et détruire des tunnels creusés sous la frontière depuis le Liban. Israël affirme que l’organisation terroriste du Hezbollah soutenue par l’Iran avait l’intention d’utiliser les tunnels pour une attaque massive contre le pays.

Au cours de cette tournée, le Premier ministre a réitéré le fait qu’il avait admis ouvertement, plus tôt dans la journée, lors d’une réunion du cabinet, qu’Israël était derrière l’attaque contre un dépôt d’armes à l’aéroport international de Damas vendredi soir.

« Cela reflète notre politique constante et notre ferme détermination à empêcher le renforcement de l’arsenal militaire iranien en Syrie, et si nécessaire, nous intensifierons également ces attaques », a déclaré M. Netanyahu. « Nous continuerons à surveiller toutes les activités du Hezbollah, de l’Iran et de ses mandataires, et nous ferons le nécessaire pour assurer la sécurité d’Israël. »

Israël s’abstient généralement de commenter les frappes aériennes individuelles en Syrie, mais reconnaît généralement qu’il mène des raids contre des cibles liées à l’Iran et au Hezbollah dans ce pays.

Plusieurs membres du cabinet de sécurité auraient été contrariés par la décision de Netanyahu d’annoncer publiquement qu’Israël était responsable de la frappe aérienne contre la Syrie.

Des responsables ont déclaré sous couvert d’anonymat au radiodiffuseur public Kan que la décision de Netanyahu de rompre avec la politique israélienne traditionnelle de ne pas évoquer publiquement de telles frappes était « dangereuse » et pouvait provoquer inutilement tant la Russie que la Syrie.

Des soldats israéliens cherchent des tunnels d’attaque creusés en Israël depuis le sud du Liban qui, selon l’armée israélienne, devaient être utilisés par le Hezbollah pour les guerres futures, en janvier 2019. (Armée israélienne)

Commentant la fin de l’opération Bouclier du Nord de Tsahal, qui, selon l’armée, a mis au jour et détruit six tunnels d’attaque creusés par le Hezbollah, Netanyahu a remercié les militaires d’avoir pu empêcher ce qui aurait pu constituer une incursion majeure du Hezbollah en territoire israélien.

« Je pense que tout le monde comprend qu’une menace sérieuse a été éliminée, a-t-il dit. « Le plan opérationnel du Hezbollah était d’utiliser l’arme du tunnel, de faire entrer de nombreux combattants, entre 1 000 et 2 000 terroristes en Galilée, pour y occuper des villages. »

« Tout le monde comprend à quoi aurait ressemblé cette guerre avec des bataillons du Hezbollah à l’intérieur de la Galilée, et avec une armée iranienne en face du plateau du Golan. Nous l’avons empêché – et nous continuerons à l’empêcher », a déclaré le Premier ministre, qui est également ministre de la Défense.

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