Gabbay salue le retrait de la bande de Gaza, son auditoire de droite le hue
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Gabbay salue le retrait de la bande de Gaza, son auditoire de droite le hue

Sderot était minée par les tirs de roquettes émanant de la bande de Gaza même avant le retrait israélien, a rappellé le leader travailliste

Raoul Wootliff est le correspondant parlementaire du Times of Israël

Avi Gabbay, chef du parti travailliste, lors d'une conférence du groupe
 'Besheva', a Jérusalem, le 12 février, 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Avi Gabbay, chef du parti travailliste, lors d'une conférence du groupe 'Besheva', a Jérusalem, le 12 février, 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Mardi, le chef du parti travailliste Avi Gabbay a applaudi sans équivoque le retrait d’Israël de la bande de Gaza en 2005, affirmant que c’était « la bonne chose à faire » et réitérant l’engagement de son parti en faveur d’une solution à deux états.

Ces propos ont immédiatement suscité la colère de son auditoire de droite d’une conférence organisée par l’hebdomadaire de droite Besheva à Jérusalem.

Quelques jours après des déclarations similaires du leader de Hossen LeYisrael Benny Gantz que la droite avait également conspuées, Gabbay a indiqué qu’il soutenait cette décision controversée malgré la prise de pouvoir du Hamas dans le territoire depuis.

« Les gens oublient qu'[avant le désengagement], ils tiraient [déjà] des roquettes sur Sderot depuis la bande de Gaza, » a expliqué Gabbay à son auditoire, en référence à une ville israélienne située près de l’enclave et visée par des tirs de roquettes Kassam rudimentaires depuis des années.

« Le désengagement était la bonne chose à faire. Notre tâche est de nous séparer des Palestiniens dans le cadre d’une solution à deux états où nous serions chargés de la sécurité. Telle est notre vision, » a-t-il avancé.

Hué par une partie de l’auditoire, le dirigeant du parti travailliste a réagi : « Habituez-y vous, il existe d’autres opinions [que la vôtre]. »

L’ancien chef d’état-major Benny Gantz lors de son premier discours électoral dans la ville côtière de Tel Aviv, le 29 janvier 2019 (Crédit : Thomas Coex/AFP)

Dans un entretien paru la semaine dernière, le premier depuis son entrée en politique, Benny Gantz semblait saluer le désengagement de 2005 et n’a pas exclu la possibilité d’évacuer les implantations de Cisjordanie situées en dehors des grands blocs d’implantation d’Ariel, Maale Adumim et Gush Etzion.

L’État hébreu s’est engagé dans trois guerres avec des terroristes chapeautés par le Hamas dans la bande de Gaza depuis le retrait de ses citoyens en 2005. Benny Gantz y avait pris part à l’occasion de l’opération Bordure protectrice de 2014, qu’il avait dirigée.

Depuis la prise du pouvoir par le Hamas au détriment de l’Autorité palestinienne au terme d’un coup d’État sanglant en 2006, Israël impose un blocus à l’enclave palestinienne.

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