Gabbay sur l’élection du 9 avril : un choix entre Netanyahu et l’État de droit
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Gabbay sur l’élection du 9 avril : un choix entre Netanyahu et l’État de droit

Le chef du Parti travailliste fustige Netanyahu pour avoir dit "aux citoyens israéliens que l'État de droit est illégitime"

Le chef du parti de l'Union sioniste Avi Gabbay dirige une réunion de faction à la Knesset le 19 novembre 2018. (Miriam Alster/FLASH90)
Le chef du parti de l'Union sioniste Avi Gabbay dirige une réunion de faction à la Knesset le 19 novembre 2018. (Miriam Alster/FLASH90)

Samedi, le chef du Parti travailliste Avi Gabbay a déclaré que les prochaines élections nationales consisteraient en un choix entre la survie du Premier ministre Benjamin Netanyahu et la survie du pays en tant qu’État de droit.

« Cette campagne électorale est un choix entre la survie [politique] de Netanyahu et la vie du pays », a déclaré Gabbay lors d’un événement culturel dans la ville de Modiin, du centre du pays.

Après que le procureur général Avichai Mandelblit a annoncé jeudi son intention d’inculper le Premier ministre pour fraude, abus de confiance et corruption dans trois enquêtes, Netanyahu a critiqué sa décision comme étant motivée politiquement et encouragée par ses ennemis de la gauche et des médias. Le ministère de la Justice a rejeté les accusations de Netanyahu comme étant « infondées et trompeuses ».

Mandelblit a déclaré au sujet de la décision : « Ce n’est clairement pas un jour heureux, mais c’est un jour très important pour une société qui défend l’état de droit ».

Samedi, le chef du Parti travailliste a déclaré que « Netanyahu a, en effet, dit aux citoyens israéliens que le système d’État de droit est illégitime. C’est une destruction totale des institutions de l’État, c’est terrible ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu préside la réunion hebdomadaire du cabinet à son bureau de Jérusalem, le 10 février 2019. (Gali Tibbon/Pool via AP)

Des sondages publiés vendredi soir ont indiqué que Netanyahu pourrait ne pas pouvoir former un gouvernement de coalition après les élections du 9 avril, alors que le parti Kakhol lavan de l’ancien chef de l’armée Benny Gantz continue à devancer le Likud de Netanyahu de 6 à 7 sièges dans une projection des résultats des élections, et le bloc de droite tombant à une minorité de 59 sièges sur 120.

Après l’annonce des inculpations de jeudi, Gantz a déclaré que rejoindre une coalition menée par Netanyahu après les élections n’était « pas sur la table », et il a appelé le Premier ministre à démissionner immédiatement.

Gabbay a critiqué les formules de Gantz de samedi, affirmant qu’il aurait dû exprimer un refus plus clair.

« Après l’annonce des accusations contre Netanyahu, Gantz aurait dû simplement dire ‘Nous ne participerons pas à un gouvernement mené par Netanyahu à cause de ses méthodes, parce que nous avons des idéaux différents. Mais Gantz a chosi des mots différents comme ‘pas actuellement’ ou pas ‘sur la table’ », a déclaré Gabbay.

Netanayahu sera inculpé pour fraude et abus de confiance dans les Affaires 1 000 et 2 000, et pour fraude, abus de confiance et corruption dans l’Affaire 4 000.

La décision de Mandelblit n’est pas définitive. Netanyahu aura l’occasion de la renverser lors d’une audition qui doit avoir lieu dans les prochains mois après les élections du 9 avril. La procédure pourrait prendre jusqu’à un an.

Les réactions à la décision étaient conformes aux lignes des partis. Les partis de centre et de gauche ont fait savoir que le Premier ministre devait démissionner, les partis de droite, eux, ont promis de continuer à soutenir le Premier ministre.

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