Gal Gadot dénonce une affiche de campagne travailliste à son effigie
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Gal Gadot dénonce une affiche de campagne travailliste à son effigie

L'actrice et d'autres célébrités israéliennes ont demandé le retrait de leurs photographies - utilisées sans permission - d'une affiche de campagne

Gal Gadot au "92nd Street Y" le 1er octobre 2017 à New York. (Dia Dipasupil/Getty Images via JTA)
Gal Gadot au "92nd Street Y" le 1er octobre 2017 à New York. (Dia Dipasupil/Getty Images via JTA)

L’actrice israélienne Gal Gadot et d’autres célébrités ont appelé le parti travailliste à enlever leurs visages d’une affiche de campagne électorale apparue suite à une polémique récente sur le statut des Arabes israéliens.

Gadot est intervenue cette semaine dans la politique locale en prenant la défense de l’actrice et animatrice de télé-réalité Rotem Sela, personnellement prise à parti sur les réseaux sociaux par le Premier ministre Benjamin Netanyahu. La jeune femme avait fustigé les propos alarmistes du parti du Likud sur le rôle des Arabes dans le prochain gouvernement.

Plusieurs autres célébrités avaient également soutenu Sela ou commenté la stratégie de campagne du Likud. Suite à cet incident, le parti travailliste de gauche a publié une affiche arborant les photos de Gadot, Sela, des animateurs de télévision Assi Azar et Galit Gutman, de la mannequin Shlomit Malka, et du musicien Aviv Geffen, avec le slogan : « Nous avons besoin d’autres Rotem Sela ».

« Nous prenons l’affaire au sérieux et déjà ce soir, nous entrerons en contact avec le parti travailliste pour lui demander de supprimer immédiatement l’image de Gal Gadot de la campagne », a dit un communiqué publié pour le compte de Gadot mardi, selon la Douzième chaîne.

« Gal Gadot n’a jamais participé à une campagne électorale d’une manière ou d’une autre », a ajouté le communiqué.

Les informations transmises dans les médias n’ont pas permis de savoir où l’affiche avait été publiée ou installée.

Un communiqué au nom de Sela et Gutman, qui sont tous les deux présentateurs sur la Douzième chaîne, a également établi clairement qu’aucune permission concernant l’utilisation de leurs photos respectives n’avait été accordée.

« Nous soutenons le dialogue libre et démocratique », a dit le communiqué. « Nous n’avons jamais accepté de participer à la campagne de quelque parti que ce soit ».

Les avocats de Sela sont également entrés en contact avec le parti du Meretz – qui a lui aussi utilisé une de ses photos pour sa campagne. Le cliché a été supprimé, a rapporté la Douzième chaîne.

Selon le quotidien Yedioth Ahronoth, les avocats des célébrités se penchent actuellement sur les possibilités légales de poursuites concernant le droit à l’image de leurs clients.

Les présentateurs Rotem Sela et Assi Azar lors de la finale de l’émission de télé-crochet « La nouvelle star de l’Eurovision, » à Neve Ilan, le 12 février 2019. (Crédit : Noam Revkin Fenton/Flash90)

Azar a également déploré l’utilisation de sa photographie.

« Je dois le dire – je n’ai pas approuvé l’usage de ma photo », a-t-il écrit. « Au fait, si je votais pour le parti travailliste, j’aurais approuvé avec joie ».

Dimanche, Netanyahu s’était lancé dans un débat sur les réseaux sociaux avec Sela, qui critiquait la rhétorique anti-arabe employée la veille par son parti du Likud. Rotem s’était exprimée après que la ministre de la Culture Miri Regev a répété dans un entretien de samedi une affirmation fréquente du Likud, celle que le parti Kakhol lavan de Benny Gantz tenterait de former un gouvernement avec des partis arabes.

« Quel est le problème avec les Arabes ? », avait écrit l »actrice de 35 ans sur Instagram. « Bon sang, il y a aussi des citoyens arabes dans ce pays. Quand donc quelqu’un dans ce gouvernement passera le message au public qu’Israël est l’État de tous ses citoyens et que tous les gens ont été créés égaux, et que même les Arabes, les Druzes, les LGBT et – grand choc – les gauchistes sont humains », avait-elle ajouté.

La mannequin et présentatrice de télévision israélienne Galit Gutman anime le concert ‘Israel Calling’ sur la place Rabin de Tel Aviv, le 10 avril 2018 (Crédit : Miriam Alster/FLASH90)

Netanyahu avait répliqué sur les réseaux sociaux : « Chère Rotem, une correction importante : Israël n’est pas un État de tous ses citoyens. Selon la loi sur l’Etat-nation que nous avons adoptée, Israël est l’État-nation du peuple juif – et personne d’autre ».

L’échange avait déclenché une série de commentaires, réunissant ministres du gouvernement, députés et célébrités. Le président Reuven Rivlin lui-même avait semblé monter au créneau lundi, déclarant en public qu’il « n’y a pas et il n’y aura pas de citoyens de seconde zone – et il n’y a pas d’électeurs de seconde zone ».

Gadot, revenant sur l’affrontement, dimanche, avait écrit sur sa page Instagram – qui est suivie par 28,2 millions d’abonnés : « Ce n’est pas une question de droite ou de gauche, de Juif ou d’Arabe, de laïc ou de religieux. Il s’agit de dialogue en faveur de la paix et de l’égalité et de notre tolérance les uns pour les autres ».

« Aime ton voisin comme toi-même », avait ajouté Gadot, qui a interprété le rôle de Wonder Woman dans le film éponyme et qui est militante féministe. « Rotem, ma sœur, tu es une source d’inspiration pour nous tous. »

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