Gaza : des émissaires du Qatar distribuent du cash – médias palestiniens
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Gaza : des émissaires du Qatar distribuent du cash – médias palestiniens

L'argent sera distribué lundi ; les rapports indiquent qu'Emadi a été retardé en raison des pourparlers en cours avec Israël dans un contexte d'augmentation de la violence à Gaza

Une Palestinienne compte son argent après avoir reçu son salaire à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 9 novembre 2018. (Said Khatib/AFP)
Une Palestinienne compte son argent après avoir reçu son salaire à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 9 novembre 2018. (Said Khatib/AFP)

Une délégation du Qatar conduite par l’envoyé Mohammed Al-Emadi est arrivée dans la bande de Gaza dimanche soir avec une nouvelle livraison d’argent pour l’enclave côtière sous blocus, d’après les médias palestiniens.

La délégation était attendue samedi, mais elle aurait été retardée d’un jour en raison de discussions avec des responsables israéliens sur des questions relatives à l’accord de trêve visant à maintenir le calme le long de la frontière.

Selon les informations diffusées, l’ambassadeur adjoint du Qatar, Khaled al-Khardan, est arrivé à Gaza dimanche. Dans la soirée de dimanche, il s’est rendu au poste frontalier d’Erez où il a récupéré les 25 millions de dollars destinés à la bande de Gaza.

L’envoyé du Qatar, Mohammed Al-Emadi, s’est également rendu à Gaza dimanche dernier. La raison pour laquelle la délégation a été divisée n’était pas claire, et il n’a pas remis l’argent directement comme par le passé.

L’argent sera distribué aux familles nécessiteuses lundi, à partir de 8 heures du matin, selon les informations. Il est également destiné à financer des programmes de travail gérés par l’ONU. Les fonds avaient été initialement utilisés pour payer les salaires des employés du Hamas, mais cela a cessé après l’opposition politique en Israël.

L’envoyé du Qatar pour la bande de Gaza, Mohammed Al-Emadi, donne une conférence de presse à l’hôpital Shifa dans la ville de Gaza, le 19 février 2018. (AP/Khalil Hamra)

Mohammed Al-Emadi devrait également informer les dirigeants du Hamas de ses entretiens avec les responsables israéliens.

Samedi dernier, des sources du Hamas ont déclaré au site d’information Arabic 21 qu’Israël demandait à l’organisation terroriste de reprendre les pourparlers sur le retour des dépouilles des soldats israéliens tombés au combat en échange du calme à Gaza. Les sources ont affirmé que le Hamas avait refusé la demande, selon un reportage de la Treizième chaîne.

Le Hamas détiendrait les corps des soldats israéliens Oron Shaul et Hadar Goldin, qu’il a récupérés lorsqu’ils ont été tués dans la bande de Gaza en 2014, lors de l’opération Bordure protectrice.

L’organisation terroriste détient également des civils israéliens, Abera Mengistu et Hisham al-Sayed.

Nickolay Mladenov, Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen Orient, lors d’une conférence de presse dans les bureaux de l’UNSCO à Gaza, le 25 septembre 2017. (Adel Hana/AP)

Toujours selon le reportage, l’envoyé de l’ONU au Moyen-Orient, Nickolay Mladenov, s’emploierait à empêcher une nouvelle détérioration de la situation entre Israël et le Hamas.

Mladenov aurait transmis un message du Hamas à Israël selon lequel le groupe terroriste attribuait l’entière responsabilité de toute escalade future à Jérusalem, affirmant qu’il ne respectait pas sa part de l’accord non officiel de cessez-le-feu. Mladenov a dit au Hamas qu’Israël souhaitait maintenir le calme.

Les événements de samedi sont survenus après une nouvelle flambée de violence, dont deux nuits d’attaques à la roquette et de représailles aériennes, ainsi qu’une vague de ballons incendiaires envoyés en Israël.

Plusieurs milliers de Palestiniens se sont rassemblés le long de la frontière pour des manifestations hebdomadaires vendredi, dont plusieurs centaines ont participé à des émeutes violentes. Les émeutiers ont lancé des engins explosifs et des pierres sur les soldats et ont également essayé de prendre d’assaut la clôture.

L’armée a répondu par des gaz lacrymogènes et des tirs réels dans certains cas. Le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas, a déclaré que 46 personnes avaient été blessées.

Des ballons incendiaires ont déclenché au moins sept incendies criminels, dont deux importants près du kibboutz Nahal Oz et du kibboutz Kfar Aza. Un autre incendie a ravagé la réserve naturelle de Beeri. Les équipes de pompiers et les habitants de la région ont réussi à les éteindre.

Des avions de combat de l’armée de l’air israélienne ont réalisé plusieurs frappes aériennes dans la bande tôt vendredi, quelques heures après qu’une roquette a frappé une école religieuse dans le sud d’Israël, causant des dégâts mais pas de blessés. L’armée a déclaré dans un communiqué que les avions de chasse et autres avions avaient visé « plusieurs cibles terroristes, y compris des infrastructures terroristes dans des complexes militaires ».

Un homme aux abords d’une école religieuse de Sdérot, après qu’elle a été touchée par une roquette envoyée depuis la bande de Gaza, le 13 juin 2019. (Crédit : AP/Tsafrir Abayov)

La roquette, qui n’a pas explosé, a heurté la façade extérieure de la yeshiva de Sdérot, projetant des débris sur le trottoir. Un certain nombre de fenêtres en verre trempé ont également été brisées. La plupart des élèves étaient rentrés chez eux pour le week-end, mais plusieurs personnes étaient encore à l’intérieur de l’école à ce moment-là.

Les attaques à la roquette ont suscité de plus en plus d’appels à une opération militaire majeure, dont l’assassinat des dirigeants du Hamas.

Aucun groupe palestinien n’a revendiqué ces attaques, mais l’armée tient généralement le Hamas pour responsable de toute violence émanant de l’enclave.

Le chef du Hamas, Ismail Haniyeh, a déclaré vendredi à Mladenov que le Hamas ne savait pas qui avait tiré des roquettes sur Israël la semaine dernière et enquêtait sur ces tirs.

Les tensions avec Gaza n’ont cessé d’augmenter ces dernières semaines, Israël empêchant les pêcheurs de Gaza de prendre la mer à la suite du lancement de multiples ballons incendiaires de l’autre côté de la frontière.

Le Hamas, qui a pris le contrôle de Gaza en 2007 et cherche à détruire Israël, accuse Israël de ne pas appliquer pleinement l’accord de cessez-le-feu non officiel entre les deux camps, tandis que Jérusalem accuse les groupes terroristes palestiniens de violation des accords.

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