Gaza : Israël offrirait médicaments et biens contre le maintien du calme
Rechercher

Gaza : Israël offrirait médicaments et biens contre le maintien du calme

Un responsable du groupe terroriste du FPLP a indiqué que Jérusalem, via des médiateurs égyptiens, proposerait aussi davantage de permis de travail et autres avantages

Des manifestants palestiniens jettent des pierres en direction des forces de sécurité israéliennes au cours des manifestations le long de la frontière avec Israël, à l'est de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 12 juillet 2019. (Crédit : MAHMUD HAMS / AFP)
Des manifestants palestiniens jettent des pierres en direction des forces de sécurité israéliennes au cours des manifestations le long de la frontière avec Israël, à l'est de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 12 juillet 2019. (Crédit : MAHMUD HAMS / AFP)

Israël aurait promis aux autorités de Gaza des médicaments, une aide sous de multiples formes et l’entrée de davantage de produits au sein de l’enclave côtière en cas de maintien du cessez-le-feu sur la frontière, a expliqué un haut-responsable d’un groupe terroriste de Gaza, samedi.

Hani al-Thawabta, du Front populaire de libération de la Palestine, a expliqué au site Al-Quds que ces bénéfices consentis du côté de Jérusalem incluaient également la restitution des bateaux de pêche, des indemnités versées aux pêcheurs dont les navires avaient été saisis et une augmentation du nombre de permis d’entrée en Israël offerts aux travailleurs palestiniens.

Il a cité des responsables de la délégation égyptienne venus samedi au sein de la bande de Gaza, venus rencontrer les leaders des différentes factions afin de discuter du maintien du calme et des efforts visant à promouvoir la réconciliation entre le Hamas et la direction de l’Autorité palestinienne.

Pour sa part, le site d’information Ynet a fait savoir qu’un autre groupe terroriste de la bande de Gaza, le Jihad islamique palestinien, avait averti dans un communiqué, à l’issue des pourparlers, qu’il était « prêt à répondre » à toute action israélienne susceptible de nuire « aux résidents et à la résistance ».

Des manifestants palestiniens fuient la clôture pendant les manifestations le long de la frontière avec Israël, à l’est de Khan Younis, dans le sud de Gaza, le 12 juillet 2019. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)

La trêve la plus récente à Gaza a été mise en péril ces derniers jours. Jeudi, un commandant de terrain du Hamas a été tué par balle par les troupes israéliennes dans ce que l’armée a qualifié de « malentendu ». L’aile militaire du Hamas a juré de se venger.

Vendredi soir, deux roquettes ont été tirées de la bande de Gaza vers le sud d’Israël, ne faisant aucun blessé. Fait inhabituel dans de telles circonstances, l’armée israélienne n’a jusqu’à présent pas répondu.

Vendredi, environ 6 000 Palestiniens se sont réunis à la frontière entre Israël et la bande de Gaza pour manifester. Des émeutiers ont jeté des pierres et des dispositifs explosifs en direction des soldats israéliens. Le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas, a fait savoir que 55 personnes avaient été blessés, dont 33 par des tirs à balles réelles, selon la Treizième chaîne.

Jeudi, le commandant de terrain du Hamas Mahmoud Ahmad Sabri al-Adham, 28 ans, avait été identifié par erreur par les soldats comme étant un terroriste armé. Il s’efforçait alors apparemment d’empêcher de jeunes Palestiniens d’ouvrir une brèche dans la clôture de sécurité.

La mort d’Al-Adham avait laissé planer l’ombre d’une nouvelle recrudescence des violences entre l’Etat juif et les groupes terroristes à Gaza.

Au cours de ces dix-huit derniers mois, les deux parties se sont affrontés à plusieurs reprises – les groupes terroristes tirant des obus de mortier, des roquettes et des missiles vers les villes israéliennes, et l’armée ripostant par des frappes aériennes, souvent entraînées par des incidents plus modestes survenus le long de la frontière.

L’AFP a contribué à cet article.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...