Gideon Saar et Naftali Bennett signent un accord de partage des surplus de votes
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Gideon Saar et Naftali Bennett signent un accord de partage des surplus de votes

Yesh Atid et Yisrael Beytenu ont aussi conclu un accord pour partager les votes excédentaires ; le Likud de Netanyahu pourrait être privé d'accord pour la première fois depuis 2003

Naftali Bennett (à gauche) et Gideon Saar (à droite) assistent aux célébrations de Yom Yeroushalayim au mur Occidental dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 17 mai 2015. (Flash90)
Naftali Bennett (à gauche) et Gideon Saar (à droite) assistent aux célébrations de Yom Yeroushalayim au mur Occidental dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 17 mai 2015. (Flash90)

Les partis de droite Tikva Hadasha et Yamina ont signé lundi un accord de partage des voix, laissant potentiellement le Likud du Premier ministre Benjamin Netanyahu dans l’embarras.

Quelques heures plus tard, les partis Yesh Atid et Yisrael Beytenu ont annoncé qu’ils avaient eux aussi conclu un accord de partage des voix.

Les accords de partage des voix, qui sont largement utilisés lors des élections israéliennes, permettent aux partis de s’assurer que les voix supplémentaires qu’ils remportent et qui ne sont pas suffisantes pour un siège à la Knesset ne soient pas gaspillées. Au lieu de cela, un parti est autorisé à transférer ces votes par le biais d’un accord spécial avec un autre parti.

Selon la loi, les votes restants vont au parti qui a le plus de chance de remporter un autre siège, et sont souvent suffisants pour ajouter ce siège à son décompte, ce qui les rend potentiellement décisifs dans une course serrée.

Les accords sont généralement signés entre des partis proches politiquement ou idéologiquement. Le laïc de droite Yisrael Beytenu a déjà signé des accords avec le Likud, mais le leader du parti, Avigdor Liberman, s’est brouillé avec Netanyahu après les élections d’avril 2019. Il a signé un accord avant les élections de septembre 2019 avec l’alliance centriste Kakhol lavan, dont Yesh Atid faisait partie à l’époque.

Le chef du parti Yisrael Beytenu Avigdor Liberman (à droite), avec le chef de Yesh Atid Yair Lapid à la Knesset, le 16 novembre 2015. (Crédit : Miriam Alster/ Flash90)

L’accord entre le parti Tikva Hadasha de l’ancien ministre du Likud Gideon Saar et Yamina pourrait laisser le Likud sans accord de partage des voix pour la première fois depuis 2003, les alliés ultra-orthodoxes de Netanyahu, le Shas et Yahadout HaTorah, étant censés signer un accord entre eux.

Au cours des cinq dernières élections, le Likud a signé des accords de partage des voix avec Yamina ou d’autres factions sionistes-religieuses.

La date limite pour la signature des accords est le 12 mars, 11 jours avant les élections du 23 mars.

L’accord de lundi est intervenu alors que Yamina s’est éloigné du Likud. Mais alors que Saar a juré à plusieurs reprises qu’il ne siégerait pas dans une coalition avec Netanyahu, le chef de Yamina, Naftali Bennett, n’a pas hésité à rejeter totalement son ancien allié, déclarant qu’il avait l’intention de le remplacer au poste de Premier ministre, mais qu’il n’excluait pas de siéger avec lui ou sous ses ordres dans une coalition.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (au centre), le ministre de l’Intérieur Aryeh Deri (à droite) et le ministre de la Santé de l’époque Yaakov Litzman (à gauche) participent à une conférence à Lod, le 20 novembre 2016. (Kobi Gideon/GPO)

Malgré une avance dans les récents sondages, le Likud de Netanyahu, le Shas et Yahadout HaTorah n’ont pas véritablement de chance de former la prochaine coalition, en raison de l’animosité des autres partis de droite.

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En revanche, divers courants anti-Netanyahu – Tikva Hadasha, Yamina, Yesh Atid, HaIsraelim, Yisrael Beytenu, Meretz, et Kakhol lavan – pourraient former une majorité entre eux. Cependant, comme ils couvrent l’ensemble du spectre politique, de la droite à la gauche, il n’est pas certain qu’ils acceptent de siéger ensemble dans un gouvernement.

De nouvelles élections, les quatrièmes depuis avril 2019, ont été convoquées le mois dernier après que le gouvernement de partage du pouvoir du Likud et de Kakhol lavan n’a pas réussi à s’entendre sur un budget avant la date limite du 23 décembre.

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