Grèce : un député néonazi hospitalisé après avoir été agressé
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Grèce : un député néonazi hospitalisé après avoir été agressé

Yorgos Germenis a été frappé à la tête avec des planches de bois par une trentaine de personnes

Des partisans du parti néonazi grec Aube dorée. Illustration. (Crédit : AFP)
Des partisans du parti néonazi grec Aube dorée. Illustration. (Crédit : AFP)

Le député du parti néonazi grec Aube dorée, Yorgos Germenis, a été hospitalisé samedi pour des blessures légères après avoir été frappé à la tête par des inconnus dans la banlieue nord d’Athènes, a-t-on appris de source policière.

Alors qu’il était assis avec deux autres personnes dans une cafeteria à Maroussi, une trentaine de personnes l’ont approché et l’ont frappé à la tête avec des planches de bois, selon la police.

Les inconnus lui ont également jeté aux yeux du gaz poivré avant de prendre la fuite, selon la même source.

Aucune arrestation n’a eu lieu dans l’immédiat mais la police poursuivait ses recherches.

Yorgos Germenis est jugé actuellement par une cour spéciale d’Athènes pour le crime d’appartenance « à une organisation criminelle », avec plus d’une dizaine de députés ou ex-députés d’Aube dorée, dont leur chef Nikos Michaloliakos.

Nikolaos Michaloliakos (debout), le leader du parti néonazi grec Aube dorée pendant son procès, en 2014. (Crédit : AFP/Louisa Gouliamaki)
Nikolaos Michaloliakos (debout), le leader du parti néonazi grec Aube dorée pendant son procès, en 2014. (Crédit : AFP/Louisa Gouliamaki)

Ils avaient tous été arrêtés et placés en détention provisoire après l’assassinat en septembre 2013 d’un musicien antifasciste par un membre du parti près d’Athènes.

En printemps 2015, après l’expiration du délai maximum de détention provisoire de 18 mois, prévu par la loi grecque, Yorgos Germenis et ses co-accusés ont été placé en liberté conditionnelle.

Leur procès, entamé il y a plus d’un an, est toujours en cours.

Parti xénophobe et antisémite, Aube dorée est accusé de nombreuses attaques dont deux meurtres, surtout contre des immigrés et opposants politiques.

Ce parti ne cesse d’accuser le gouvernement de gauche d’Alexis Tsipras de tolérer la présence de dizaines de milliers de migrants et réfugiés en Grèce, piégés après la fermeture des frontières en Europe, et réclame leur expulsion.

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