Guterres condamne le néo-nazisme et ceux qui “exploitent la peur”
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Guterres condamne le néo-nazisme et ceux qui “exploitent la peur”

En Israël, le chef de l'ONU affirme que l'antisémitisme et le racisme sont “déclenchés par le populisme, et des personnalités politiques” qui veulent gagner des voix

Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unies, pendant une conférence de presse dans une école de l'ONU à Beit Lahia, dans le nord de la bande de Gaza, le 30 août 2017. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)
Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unies, pendant une conférence de presse dans une école de l'ONU à Beit Lahia, dans le nord de la bande de Gaza, le 30 août 2017. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)

Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unies, a dénoncé mercredi les récentes manifestations suprématistes aux Etats-Unis, et les politiciens « qui exploitent la peur pour gagner des voix ».

« Aujourd’hui, l’antisémitisme, avec le racisme, la xénophobie, la haine contre les musulmans et d’autres formes d’intolérance sont déclenchés par le populisme, et des personnalités politiques qui exploitent la peur pour gagner des voix », a déclaré Guterres, qui s’exprimait à Tel Aviv à l’issue d’une visite de trois jours en Israël. Il n’a pas nommés ces personnalités politiques.

« Internet et les réseaux sociaux véhiculent une masse de discours de haine et d’images antisémites. Et nous entendons dans les rues de sociétés démocratiques des gens reprendre les pires chants nazis et les pires attaques nazies », a ajouté Guterres.

« Il y a quelques semaines, on a entendu des slogans tels que ‘le sang et le sol’ ou les ‘Juifs vont nous remplacer' », a-t-il rappelé à propos des manifestations néo-nazies qui ont eu lieu mi-août à Charlottesville (Virginie), aux Etats-Unis.

Manifestation de suprématistes blancs, torches à la main, sur le campus de l'université de Virginie, à Charlottesville, le 11 août 2017. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Manifestation de suprématistes blancs, torches à la main, sur le campus de l’université de Virginie, à Charlottesville, le 11 août 2017. (Crédit : capture d’écran YouTube)

Le président américain Donald Trump a été critiqué pour sa réaction après ces rassemblements durant lesquels une femme a été tuée par un suprémaciste blanc qui a percuté avec sa voiture un groupe de contre-manifestants.

Trump avait provoqué un tollé en affirmant ensuite que la responsabilité des violences devait être recherchée des deux côtés et qu’il y avait « des gens très bien » dans les deux camps.

Lundi, Guterres avait dit à la Deuxième chaîne qu’il pensait que Trump « n’a pas pris suffisamment conscience du caractère tragique de ce rassemblement. Je pense qu’il s’est laissé aller à cette sorte de déclaration politique pour satisfaire une partie de son électorat. Mais c’est une affaire de valeurs fondamentales. »

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