Hanegbi : Israël frappera dorénavant le Hamas de manière préventive
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Hanegbi : Israël frappera dorénavant le Hamas de manière préventive

Le ministre du Likud a noté que l'État juif n'attendrait plus que les tirs aient lieu avant d'agir, ajoutant que l'État a eu tort de laisser le Hamas renforcer ses capacités

Une boule de feu s'élève d'un quartier résidentiel de Gaza City suite à une frappe israélienne dans l'enclave contrôlée par le Hamas suite à un tir de roquette. (Crédit :  MAHMUD HAMS / AFP)
Une boule de feu s'élève d'un quartier résidentiel de Gaza City suite à une frappe israélienne dans l'enclave contrôlée par le Hamas suite à un tir de roquette. (Crédit : MAHMUD HAMS / AFP)

Un important membre et ministre du Likud a indiqué, samedi, qu’Israël frapperait dorénavant de manière préventive le groupe terroriste du Hamas à Gaza – une approche décrite comme une nouvelle doctrine sécuritaire qui serait mise en œuvre par Israël face au groupe terroriste palestinien à la tête de l’enclave côtière suite à l’opération Gardien des murs.

« Nous ne pouvons pas attendre que les tirs de roquettes se déclenchent à Gaza », s’est exclamé Tzachi Hanegbi lors d’un entretien avec la Treizième chaîne.

Dorénavant, a-t-il continué, le réarmement et les préparations du groupe terroriste en vue d’une possible attaque « pourront être à l’origine de frappes israéliennes » commises sur des cibles terroristes à Gaza.

« C’est un changement total d’équation. Nous n’avons jamais fait cela », a-t-il continué.

Hanegbi, un proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a également déploré ce qu’il a qualifié d’approche « erronée » dans le passé, de la part d’Israël, de la problématique posée par les groupes terroristes au sein de l’enclave côtière.

Le ministre des Affaires des implantations, Tzachi Hanegbi, à Gush Etzion en Cisjordanie, le 24 décembre 2020. (Gershon Elinson/Flash90)

« L’État d’Israël a toléré au fil des années – pendant la décennie de la gouvernance de Netanyahu, et même auparavant – le renforcement du Hamas et cela a été, sans aucun doute, une erreur », a-t-il estimé, ajoutant que l’État juif rectifierait cela grâce à sa nouvelle politique sécuritaire.

Alors qu’il lui était demandé si Israël réfléchissait à renverser le régime du Hamas, au sein de l’enclave, Hanegbi a indiqué que Jérusalem considérait une telle initiative comme « une option, mais de dernier recours ». Si cela devait arriver, a-t-il ajouté, « le prix en serait élevé ».

Il a aussi réitéré son estimation selon laquelle l’opération militaire qui vient de se conclure à Gaza déboucherait sur 15 années de calme dans le sud.

« Je suis très optimiste. Je ne sais pas si cela durera 15 ans, voire davantage », a-t-il expliqué, ajoutant que cette évaluation de 15 années se basait sur les années de calme enregistrées sur la frontière nord de l’État juif après la guerre contre le groupe terroriste du Hezbollah, en 2006.

Les membres des Brigades Ezzedine Al-Qassam, aile armée du groupe terroriste du Hamas, défilent à Gaza City en date du 22 mai 2021. (Crédit : Emmanuel Dunand/AFP)

Netanyahu a promis, vendredi, que ce dernier round de conflit avec le Hamas – qui s’est achevé, dans la nuit de jeudi à vendredi, par la conclusion d’un cessez-le-feu – allait déterminer un positionnement israélien bien plus dur à l’égard du groupe terroriste et que tout tir de roquette émanant de l’enclave entraînerait « un degré de démonstration de puissance sans précédent. »

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