Herzog ne sera probablement pas inculpé pour corruption
Rechercher

Herzog ne sera probablement pas inculpé pour corruption

Le chef de l’Union sioniste a à nouveau été interrogé par la police, mais les preuves ne justifient pas un procès, selon la Dixième chaîne

Issac Herzog, chef de l'opposition et député de l'Union sioniste, le 28 mars 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Issac Herzog, chef de l'opposition et député de l'Union sioniste, le 28 mars 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Le chef de l’opposition Isaac Herzog ne sera probablement pas inculpé après des suspicions pour avoir reçu des contributions financières illégales pendant la campagne des primaires de 2013 du Parti travailliste, ont déclaré mercredi des sources policières à la Dixième chaîne.

Le reportage télévisé a annoncé que le chef de l’Union sioniste a été convoqué pour une nouvelle série de questions par la police il y a 10 jours pendant environ une heure.

Il ne semble cependant pas qu’il y ait suffisamment de preuves contre le dirigeant du parti pour justifier un procès, ont déclaré les sources à la Dixième chaîne.

Le bureau de Herzog a confirmé que des interrogatoires supplémentaires avaient eu lieu, disant qu’ils avaient été prévus depuis longtemps mais avait été reportés. « Herzog fait confiance aux autorités policières et est certain qu’il sera bientôt prouvé qu’il n’y a pas eu de faute », ont déclaré ses représentants.

La session de mercredi suivait un interrogatoire initial de cinq heures mi-avril.

Les suspicions ont émergé fin mars et portent sur des paiements directs par des donateurs aux membres de la campagne d’Herzog pour la direction du Parti travailliste. Selon des médias, la police aurait eu des informations montrant qu’Herzog aurait pu être informé de ces transactions présumées illicites.

Shelly Yachimovich, députée de l'Union sioniste (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Shelly Yachimovich, députée de l’Union sioniste (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Les préoccupations sont liées au financement d’une association utilisée par les partisans de Herzog pour gérer une campagne négative à l’encontre de Yachimovich, avait à l’époque annoncé la Deuxième chaîne.

Entre autres, l’affaire implique le directeur général d’une agence de soins infirmiers qui aurait investi des dizaines de milliers de shekels, dépassant ainsi le budget officiel de la campagne pour financer la campagne négative.

Herzog a démenti ces accusations, accueilli l’enquête et déclaré que les suspicions étaient le produit de « faux scandales politiques » promus par le Likud, parti rival, et des « militants frustrés ».

Il a répété qu’il était « calme » et déclaré qu’il « est bon que ces choses soient examinées ».

Dans un rapport de juin 2014, le contrôleur de l’Etat Yossef Shapira avait déterminé que Herzog avait dépassé la limite des dépenses autorisées dans les primaires pour la direction du Parti travailliste contre Yachimovich mais qu’il n’avait pas enfreint la loi. Acceptant l’explication de Herzog sur une « erreur comptable innocente », Shapira avait décidé de ne pas sanctionner financièrement le chef du parti.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...