Hezbollah : Les pourparlers maritimes avec Israël ne sont pas une normalisation
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Hezbollah : Les pourparlers maritimes avec Israël ne sont pas une normalisation

Selon la branche politique du groupe terroriste, les négociations sur les frontières, qui débuteront la semaine prochaine sous l'égide des USA, visent à "récupérer notre terre"

Un partisan du Hezbollah scande des slogans en brandissant le drapeau de l'organisation terroriste durant une manifestation contre l'intervention américaine dans les affaires du Liban, près de l'ambassade des Etats-Unis à Aukar, au nord-est de Beyrouth, le 10 juin 2020. (Crédit : AP Photo / Hussein Malla)
Un partisan du Hezbollah scande des slogans en brandissant le drapeau de l'organisation terroriste durant une manifestation contre l'intervention américaine dans les affaires du Liban, près de l'ambassade des Etats-Unis à Aukar, au nord-est de Beyrouth, le 10 juin 2020. (Crédit : AP Photo / Hussein Malla)

Le groupe terroriste Hezbollah a déclaré jeudi que les négociations indirectes et rares entre le Liban et Israël, qui débuteront la semaine prochaine sur un différend frontalier maritime de longue date, ne constituent pas une normalisation ou des pourparlers de paix avec l’État juif.

Le président du Parlement libanais, Nabih Berri, a confirmé la semaine dernière qu’un accord avait été conclu en vue d’un cadre de négociations.

Israël avait annoncé les pourparlers plusieurs jours auparavant, en disant que le ministre de l’Energie Yuval Steinitz dirigerait la délégation israélienne.

« Malgré toutes les discussions qui ont eu lieu, le cadre de négociation porte sur nos frontières maritimes méridionales et la récupération de nos terres, afin de délimiter notre souveraineté nationale », a déclaré jeudi le Bloc de loyauté envers la résistance, la branche politique du Hezbollah, dans un communiqué.

Cela n’a absolument rien à voir avec la « réconciliation » avec l’ennemi sioniste rapace, ni avec la normalisation que certains pays arabes ont adoptée », a ajouté le groupe terroriste, en référence aux récents accords conclus par Israël avec les Émirats arabes unis et Bahreïn.

Yuval Steinitz lors de la réunion hebdomadaire du cabinet à Jérusalem le 18 juin 2017. (Yonatan Sindel/Flash90)

« Ces pays n’ont jamais cru ou pratiqué la résistance contre l’ennemi de la nation ne serait-ce qu’un seul jour », précise le communiqué.

Les pourparlers seront menés sous la médiation des États-Unis et se dérouleront au siège de la force de maintien de la paix des Nations unies, la FINUL, dans la ville frontalière de Naqoura, au sud, sous la bannière des Nations unies, a déclaré le secrétaire d’État adjoint américain aux affaires du Proche-Orient, David Schenker, aux journalistes la semaine dernière.

« Les deux parties semblent désireuses de parvenir à un accord sur cette question… [et] ont compris que c’était le moment », a déclaré M. Schenker.

Israël et le Liban n’ont pas de relations diplomatiques et sont techniquement en état de guerre. Ils revendiquent chacun environ 860 kilomètres carrés de la mer Méditerranée comme étant dans leur propre zone économique exclusive.

Tous deux espèrent explorer et développer de nouveaux gisements de gaz en Méditerranée, suite à un certain nombre de grandes découvertes ces dernières années. Depuis des années, les diplomates américains font la navette entre les deux pays et font pression pour des discussions directes.

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