Israël en guerre - Jour 144

Rechercher

Hillary Clinton : Netanyahu n’est pas digne de confiance, et doit partir

L'ex-secrétaire d'État critique le dirigeant israélien pour sa gestion de la guerre, estime qu'il devrait être destitué s'il entrave la planification de l'après-guerre à Gaza

Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

L'ancienne secrétaire d'État américaine Hillary Clinton s'adresse à MSNBC, le 7 février 2024 (Crédit : Capture d'écran/\vidéo ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)
L'ancienne secrétaire d'État américaine Hillary Clinton s'adresse à MSNBC, le 7 février 2024 (Crédit : Capture d'écran/\vidéo ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)

L’ancienne Secrétaire d’État américaine Hillary Clinton a critiqué mercredi la gestion par le Premier ministre Benjamin Netanyahu de la guerre entre Israël et les terroristes du Hamas et a appelé à son éviction.

« Netanyahu devrait partir. Ce n’est pas un dirigeant digne de confiance. C’est sous son autorité que l’attaque [du 7 octobre] a eu lieu. Il doit partir, et si en plus il est un obstacle à un cessez-le-feu, s’il est un obstacle à la planification de l’après-guerre, il doit absolument partir », a affirmé Clinton lors d’un entretien avec Alex Wagner Tonight sur MSNBC.

Dans le même temps, la position actuelle de Clinton, qui a exprimé son soutien à l’effort de guerre dans le passé, sur la question de savoir si Israël devait ou non mettre fin à sa campagne militaire, n’était pas claire.

« Nous aimerions qu’il y ait un cessez-le-feu. Si le Hamas acceptait un cessez-le-feu, il y aurait un cessez-le-feu », a-t-elle déclaré.

Le Hamas a appelé à un cessez-le-feu, mais a posé des conditions draconiennes, notamment une cessation des hostilités, en échange de la libération des otages qu’il détient encore, conditions qu’Israël a déclaré ne pas pouvoir accepter. Israël a déclaré qu’il poursuivrait la guerre jusqu’à ce que le régime du Hamas soit renversé et que tous les otages soient libérés.

Interrogée sur la relation entre le Président américain Joe Biden et Netanyahu, l’ancienne candidate démocrate à la présidence et Première dame a répondu : « Je pense que Joe Biden a fait tout ce qu’il pouvait faire pour (…) répondre aux préoccupations légitimes du peuple israélien après le 7 octobre, pour soutenir Israël face à une attaque terroriste perpétrée par une organisation terroriste ».

« Mais je pense qu’il est également clair que Biden fait tout ce qu’il peut pour influencer Netanyahu ».

La guerre a éclaté suite à l’attaque meurtrière lancée par le Hamas le 7 octobre contre Israël, qui a fait 1 200 morts, pour la plupart des civils. 3 000 terroristes ont envahi le sud d’Israël en traversant la frontière avec la bande de Gaza, massacrant tous ceux qui se trouvaient sur leur passage et kidnappant 253 personnes de tous âges, qui ont été emmenées comme otages à Gaza. Plus de la moitié d’entre elles sont toujours captives.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu tient une conférence de presse à Jérusalem, le 7 février 2023. (Capture d’écran)

Clinton a défendu la conduite d’Israël, notant que le Hamas a commencé la guerre et qu’Israël avait le droit de se défendre dans le cadre des lois de la guerre.

« Regardez ce que la Russie a fait à l’Ukraine, en détruisant des hôpitaux, des écoles, en rasant des villes entières, en kidnappant des enfants. C’est horrible. Lorsque vous êtes l’agresseur, comme le Hamas le 7 octobre, ou comme la Russie en février 2022, que faire face à un agresseur ? Il faut l’arrêter », a-t-elle déclaré.

« Il est par ailleurs exact que le Hamas ne se soucie pas des civils qui sont assassinés ou tués à la fois par le Hamas toujours présent à Gaza et par les opérations militaires d’Israël. Les leaders du Hamas ne pourraient pas être plus clairs. Le Hamas ne fait rien pour protéger les Palestiniens », a ajouté Clinton.

En décembre, Clinton a rencontré des familles d’otages à New York, et a déclaré que la libération des otages devait être une priorité absolue. À l’époque, elle avait également accusé Netanyahu d’être trop préoccupé par sa survie politique en cette période très tumultueuse pour Israël, selon plusieurs articles parus dans la presse israélienne.

L’ex-Secrétaire d’État américaine Hilary Clinton rencontre les familles d’Israéliens otages du Hamas, en décembre 2023 (Photo : Hostages and Missing Families Forum)

Au cours de son entretien avec MSNBC, Clinton a aussi été interrogée sur les manifestations pro-palestiniennes qui ont eu lieu sur de nombreux campus universitaires aux États-Unis, notamment à l’université Columbia de New York, où elle enseigne.

« Les manifestations peuvent avoir leur place, mais il faut fixer des règles et des garde-fous », a-t-elle déclaré. « Pour organiser une manifestation ou une marche ici à New York, il faut obtenir un permis. Je ne dis pas que c’est facile, car ce n’est pas le cas. Toute personne qui enfreint les règles doit être tenue pour responsable. Il est impossible d’avoir un débat constructif, quel que soit votre point de vue, si vous vous criez dessus ».

Les propos de Clinton surviennent alors que l’actuel Secrétaire d’État américain, Antony Blinken, se trouve en Israël pour des réunions avec des dirigeants, au cours desquelles il a vivement critiqué la situation humanitaire à Gaza, déclarant qu’Israël ne devait pas « déshumaniser » la population civile de l’enclave palestinienne.

En savoir plus sur :
S'inscrire ou se connecter
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
Se connecter avec
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation
S'inscrire pour continuer
Se connecter avec
Se connecter pour continuer
S'inscrire ou se connecter
Se connecter avec
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un email à gal@rgbmedia.org.
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.