Hollande appelle à une transition politique en Syrie
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Hollande appelle à une transition politique en Syrie

Au cours d'une conférence de presse commune avec Rouhani, le président français a rappelé le rôle de l'Iran dans la région

Le président français François Hollande prend la parole lors de l'entretien annuel à la télévision lors de la fête nationale à l'Elysée à Paris le 14 juillet 2015 (Crédit : AFP PHOTO / POOL / ALAIN JOCARD)
Le président français François Hollande prend la parole lors de l'entretien annuel à la télévision lors de la fête nationale à l'Elysée à Paris le 14 juillet 2015 (Crédit : AFP PHOTO / POOL / ALAIN JOCARD)

Le président français François Hollande a appelé jeudi à entamer sans tarder les négociations de Genève en vue d’une transition politique en Syrie, alors que leur ouverture programmée pour vendredi à Genève reste incertaine.

« Il est urgent de mettre en œuvre des mesures humanitaires mais aussi de négocier une transition politique. Elle est possible », a déclaré M. Hollande au cours d’une conférence de presse commune avec le président iranien Hassan Rohani.

Cette transition relève d’une « négociation politique qui tarde à s’ouvrir », a-t-il déploré, le début des discussions de Genève, initialement prévu pour le 25 janvier, ayant déjà été reporté à vendredi et menaçant de l’être de nouveau.

L’ONU a affirmé jeudi que les pourparlers de paix sur la Syrie débuteraient vendredi comme prévu. Mais l’opposition réunie à Ryad a annoncé dans la soirée qu’elle ne déciderait pas avant vendredi de sa présence à Genève.

« Nous devons favoriser cette discussion et chercher par tous les moyens à englober tous les pays qui peuvent être utiles et tous les groupes dès lors qu’ils refusent le terrorisme », a souligné le président français.

François Hollande a en outre appelé l’Iran à jouer tout son rôle pour aider à la « réconciliation nationale » en Irak et éviter un éclatement du Liban, directement menacé par les répercussions de la crise syrienne.

« En Irak, nous devons favoriser une réconciliation nationale qui englobe tous les groupes et l’Iran a forcément sa part dans cette responsabilité », a-t-il dit. Téhéran est un puissant soutien du Premier ministre irakien Haider al-Abadi.

« Au Liban, le calme est précaire, la situation est tendue (…) Nous devons tout faire pour préserver l’intégrité du Liban et veiller à ne pas laisser la vacance institutionnelle perdurer », a ajouté M. Hollande dans une allusion à l’incapacité des responsables politiques libanais à s’entendre sur le nom d’un président.

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