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Huwara: Une photo montre les dégâts après les émeutes des extrémistes israéliens

L'envoyé de l'ONU a déclaré qu'Israël devait empêcher les attaques des résidents d'implantation contre les Palestiniens ; Benny Gantz évoque "un désastre sécuritaire"

Vue aérienne d'une casse automobile où des voitures ont été incendiées par des partisans du mouvement pro-implantation dans la ville palestinienne de Huwara, près de Naplouse, en Cisjordanie, le 27 février 2023. (Crédit : Ronaldo Schemidt/AFP)
Vue aérienne d'une casse automobile où des voitures ont été incendiées par des partisans du mouvement pro-implantation dans la ville palestinienne de Huwara, près de Naplouse, en Cisjordanie, le 27 février 2023. (Crédit : Ronaldo Schemidt/AFP)

L’AFP a diffusé lundi une photo des énormes dégâts commis dans la ville palestinienne de Huwara, en Cisjordanie, après des émeutes lancées par des partisans du mouvement pro-implantations, des extrémistes juifs qui ont incendié bâtiments et véhicules.

Haaretz a fait savoir qu’environ 40 immeubles avaient été endommagés et que 15 voitures avaient été incendiées.

Dans un courrier envoyé à la procureure-générale, 22 experts israéliens en droit international ont fait savoir que ces déchaînements de violence survenus à Huwara – avec notamment la mort d’un Palestinien – pouvaient s’apparenter à des crimes de guerre.

Ils ont ajouté que les déclarations et les tweets des politiciens d’extrême-droite, une heure avant ces échauffourées et après ces émeutes, pouvaient aussi les rendre responsables de crimes de guerre.

Des Palestiniens regardant un bâtiment endommagé et des voitures brûlées, dont certaines ont été retirées de la route pour être remplacées par des pièces détachées, dans la ville de Huwara, près de la ville de Naplouse, en Cisjordanie, le 27 février 2023. (Crédit : AP Photo/Majdi Mohammed)

Ils ont réclamé « une enquête immédiate et effective » sur les partisans du mouvement pro-implantation impliqués dans ces saccages, ainsi que des investigations sur les déclarations des politiques qui peuvent être considérées comme des incitations à la violence.

Dans une déclaration vibrante sur les événements dramatiques qui se sont déroulés à Huwara, le président Isaac Herzog a indiqué qu’il « condamne avec force les émeutes cruelles et violentes qui ont pris pour cible les résidents de Huwara ».

Il a ajouté que « ce n’est pas notre manière de faire. Il s’agit de violence criminelle contre des innocents. Cela porte atteinte à l’État d’Israël, cela nous porte atteinte à nous, cela porte atteinte aux résidents d’implantation. Cela porte atteinte aux forces de sécurité qui se consacrent à la recherche des auteurs de l’attentat terroriste et, avant tout, cela nous porte atteinte en tant que société morale, en tant que pays respectueux de l’état de droit ».

Herzog a ajouté que « tous nos cœurs, les cœurs de toute la population israélienne, sont déchirés par la douleur terrible » des meurtres de Hallel et Yagel Yaniv qui ont été tués par un terroriste palestinien quelques heures avant les échauffourées massives.

Les frères Hallel, à gauche, et Yagel Yaniv, tués lors d’une attaque terroriste dans la ville de Huwara, en Cisjordanie, le 26 février 2023. (Autorisation)

De son côté, l’ancien ministre de la Défense, Benny Gantz, a averti qu’Israël était en train de connaître « un désastre sécuritaire » exacerbé par certains membres du gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu qui, selon lui, « attisent le terrorisme ».

« Aujourd’hui, il n’y a pas de gouvernement en Israël – il n’y a que le chaos », a dit Gantz lors de la réunion de sa faction HaMahane HaMamlahti à la Knesset. « Ces hommes qui sont aujourd’hui accusés de terrorisme et d’incitations, les mêmes qui sont assis à la table du gouvernement et à la table du cabinet par la grâce de Netanyahu, portent atteinte aux intérêts sécuritaires les plus profonds de l’État d’Israël », a-t-il ajouté, faisant apparemment référence à Itamar Ben Gvir et à Bezalel Smotrich, à l’extrême-droite de la coalition.

Ben Gvir a été condamné à de multiples reprises pour incitations et pour soutien à un groupe terroriste tandis qu’en 2005, Smotrich avait été placé pendant plusieurs semaines en détention par le Shin Bet – avant d’être libéré sans être mis en examen.

« Je suis profondément inquiet à l’idée que nous sommes en train de vivre un désastre sécuritaire et que certains membres du gouvernement attisent eux-mêmes le terrorisme », a poursuivi le leader du parti d’opposition qui a vivement critiqué Netanyahu « qui nous entraîne dans cette situation sécuritaire difficile et dangereuse ».

Gantz, ancien partenaire de Netanyahu, s’en est aussi pris à plusieurs politiciens modérés du Likud qu’il a qualifiés de « moines trappistes » pour leur silence alors même que « les anarchistes » de la coalition « mettent le feu ».

Les députés d’extrême droite Itamar Ben Gvir, à gauche, et Bezalel Smotrich à la porte de Damas, à l’extérieur de la Vieille Ville de Jérusalem, le 20 octobre 2021. (Crédit: Yonatan Sindel/Flash90)

A l’étranger, Tor Wennesland, rapporteur spécial des Nations unies pour le processus de paix, a fait part de sa déception face à l’incapacité de l’armée israélienne à empêcher ces attaques violentes. Il a rappelé que « les forces de sécurité ont la responsabilité de maintenir la sécurité et elles doivent empêcher les individus de se faire justice eux-mêmes ».

Dans une déclaration écrite, Wennesland a indiqué être « extrêmement préoccupé face à une situation sécuritaire qui ne cesse de se détériorer ». Il a fait part de ses condoléances à la famille Yaniv et à la famille du Palestinien qui a perdu la vie pendant les violences des partisans du mouvement pro-implantation israélien dans la même ville.

« Il ne peut y avoir aucune justification au terrorisme, il ne peut y avoir aucune justification aux incendies ou aux actions de représailles contre des civils », a-t-il continué. « Tous les auteurs de violences doivent répondre de leurs actes ».

Les Nations unies ont par ailleurs décidé que le Conseil de sécurité des Nations unies se réunira en urgence, mardi, pour évoquer cette recrudescence des violences, a indiqué un diplomate du Conseil au Times of Israel.

Ce sera la troisième session de ce type depuis l’établissement du nouveau gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu, il y a trois mois.

Wennesland interviendra lors de cette réunion à huis clos, a ajouté le diplomate.

La rencontre a été organisée à la demande des Émirats arabes unis – qui représentent la Ligue arabe au Conseil de sécurité – suite à une requête officielle de la mission palestinienne à l’ONU.

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