Israël en guerre - Jour 230

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« Il n’y aura jamais de droit au blocage », affirme Attal qui déplore le rôle de LFI

Des syndicats d'étudiants appellent à "intensifier dès lundi la mobilisation sur les lieux d’études"

Le Premier ministre français Gabriel Attal assiste à une cérémonie d’hommage national à l’amiral français Philippe de Gaulle, fils du général de Gaulle, à l'Hôtel des Invalides, à Paris, le 20 mars 2024. (Crédit : Ludovic Marin, Pool via AP)
Le Premier ministre français Gabriel Attal assiste à une cérémonie d’hommage national à l’amiral français Philippe de Gaulle, fils du général de Gaulle, à l'Hôtel des Invalides, à Paris, le 20 mars 2024. (Crédit : Ludovic Marin, Pool via AP)

Le Premier ministre Gabriel Attal a affirmé samedi qu’il « n’y aura jamais de droit au blocage » dans les universités, au lendemain d’une mobilisation anti-Israël tendue à Sciences Po Paris, conclue par un accord entre manifestants et direction.

« Il n’y aura jamais de droit au blocage, jamais de tolérance avec l’action d’une minorité agissante et dangereuse qui cherche à imposer ses règles à nos étudiants et nos enseignants », a déclaré M. Attal lors d’un déplacement à Pirou (Manche).

Le Premier ministre a déploré « le spectacle navrant et choquant » du blocage et de l’occupation partielle de l’établissement parisien par des manifestants propalestiniens vendredi, qui a tourné au face à face tendu avec d’autres manifestants pro-Israël.

La situation s’est cependant apaisée dans la soirée, lorsque la direction a annoncé la suspension de procédures disciplinaires et l’organisation d’un débat interne la semaine prochaine.

« Pour qu’il y ait du débat il faut que les règles soit respectées » et « ce n’est pas ce qu’on a vu hier », a affirmé M. Attal, accusant « une minorité agitée par des forces politiques notamment La France Insoumise » de « chercher à perturber le fonctionnement de cette institution ».

La ministre de l’Enseignement supérieur Sylvie Retailleau a de son côté « remercié » la direction de Sciences Po après l’accord qui a mis fin au mouvement dans cet établissement « qui doit rester un lieu d’études, de respect et de débat serein ».

Le patron des Républicains Eric Ciotti y a vu une « soumission insupportable », car la direction de Sciences Po « se couche face aux revendications intolérables des étudiants bloqueurs d’extrême gauche », a-t-il affirmé sur X.

Par ailleurs la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) a déploré avoir dû déplacer à l’hôtel de ville de Reims sa convention nationale prévue samedi sur le site de Sciences Po à Reims, en raison d’un blocage du campus en soutien à la cause palestinienne.

Dénonçant sur X un blocage organisé « par des étudiants soutenus par » des élus LFI, elle a critiqué des « méthodes liberticides » et « inacceptables ».

Cinq députés LFI (gauche radicale) étaient présents à Sciences Po Paris, écharpe tricolore bien visible, en « soutien », selon l’un d’entre eux, Thomas Portes.

Du côté des syndicats d’étudiants, l’Union étudiante a appelé dans un communiqué à « intensifier dès lundi la mobilisation sur les lieux d’études ».

Dénonçant un « tournant autoritaire » du Premier ministre, l’Unef a appelé dans un autre communiqué la jeunesse « à se mobiliser et à se saisir de ses lieux d’études sous toutes les formes qu’elle considère légitimes pour dénoncer les tentatives de musèlement ».

Le président de l’université de Strasbourg Michel Deneken a toutefois estimé que « les universités françaises, contrairement à ce qu’on pourrait lire ou entendre, ne sont pas à feu et à sang ». « Notre mission est de laisser le débat contradictoire s’instaurer, dans la paix, l’échange académique mais pas dans la vocifération ou la récupération politique », a-t-il ajouté sur RMC.

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