Israël en guerre - Jour 196

Rechercher

Implantation abandonnée de Homesh : Présence de députés radicaux parmi la foule

L'actuel ministre des Finances, Bezalel Smotrich, a pris part, avec des députés d'extreme-droite, à des prières sur le site de l'ancienne implantation, évacuée en 2005

Le ministre des Finances Bezalel Smotrich (au centre) et le député Zvi Souccot (à sa gauche) dansent lors d'un office de prière marquant le jour de l’Indépendance à Homesh, dans le nord de la Cisjordanie, le 26 avril 2023. (Crédit : Capture d'écran utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'auteur)
Le ministre des Finances Bezalel Smotrich (au centre) et le député Zvi Souccot (à sa gauche) dansent lors d'un office de prière marquant le jour de l’Indépendance à Homesh, dans le nord de la Cisjordanie, le 26 avril 2023. (Crédit : Capture d'écran utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'auteur)

Des centaines de personnes, parmi lesquelles le ministre des Finances Bezalel Smotrich, ont pris part mercredi, à l’occasion de Yom HaAtsmaout, à des prières là où s’élevait l’implantation de Homesh, dans le nord de la Cisjordanie, a rapporté Haaretz.

Ce rassemblement, auquel ont aussi participé les députés d’extrême droite Limor Son Har-Melech et Tzvi Sukkot, est une première depuis que la Knesset a fait machine arrière sur la loi interdisant les implantations en ces lieux et l’armée a permis à un groupe aussi important de s’y rendre.

L’implantation a été évacuée en 2005, mais le mouvement des implantations, soutenu par les ministres du gouvernement, a connu un regain d’élan et souhaite y rétablir une présence judéo-israélienne permanente.

Une yeshiva de fortune est depuis longtemps ouverte à cet endroit.

Sur Twitter, Smotrich a publié une vidéo le montrant avec d’autres dirigeants du mouvement des implantations, entourés d’hommes en train de danser lors des prières du matin.

Il a écrit qu’ils célébraient à la fois le 75e anniversaire de l’État d’Israël ainsi que l’abrogation de certains pans de la loi sur le désengagement de 2005 – un vote qui a eu lieu à la Knesset à la mi-mars et qui l’a fait « trembler, pleurer et se réjouir ».

L’abrogation de la loi par la Knesset a valu à Israël de vives critiques de la part des États-Unis et d’autres alliés, qui ont qualifié cette décision de « provocatrice et contre-productive ». Le Département d’État a même convoqué l’ambassadeur d’Israël aux États-Unis, Mike Herzog, afin de protester contre la législation – marquant la première fois en une décennie qu’un envoyé israélien à Washington faisait face à une telle convocation.

Son Har-Melech a déclaré qu’après des années passées à visiter Homesh le jour de l’indépendance « pour protester contre [notre] expulsion », cette année, le rassemblement comprenait « une prière spéciale d’action de grâces » pour l’abrogation de la loi « après des années de bataille publique ».

Le député d’extrême droite a ajouté que la célébration de mercredi avec d’autres anciens résidents de Homesh « exprimait mieux que toute autre chose le véritable sens de l’indépendance et de la souveraineté juives dans notre pays ».

Il y a à peine une semaine, le tribunal de première instance de Petah Tikva a rejeté les charges retenues contre plusieurs Israéliens qui avaient été inculpés pour avoir visité illégalement l’implantation avant l’abrogation de la loi. La nouvelle loi – qui a mis fin à l’interdiction faite aux Israéliens d’entrer et de résider dans ces zones sans autorisation – ne s’applique qu’à la zone autour de Homesh et de trois autres implantations : Ganim, Kadim et Sa-Nur.

Homesh et les autres implantations détruites ont représenté un symbole pour leurs partisans, qui considéraient l’interdiction d’entrer dans ces zones comme une injustice qu’ils cherchaient à réparer, tandis que, pour les Palestiniens, ces zones sont considérées comme une nouvelle partie du territoire de Cisjordanie qui leur est retirée.

L’abrogation renforcera les efforts de la coalition pour légaliser et rétablir officiellement Homesh, bien que la Cour suprême ait statué qu’elle a été construite sur des terres privées palestiniennes, ce qui compliquera encore de tels efforts.

Le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est engagé à préserver la yeshiva de Homesh, malgré les décisions de justice de la démolir.

Le chef du Conseil régional de Mateh Binyamin, en Cisjordanie, a dit à Israel National News espérer la présence de 150 000 résidents d’implantations dans sa seule région d’ici 10 ans, soit près du double de la population actuelle, de l’ordre de 80 000 Israéliens.

En savoir plus sur :
S'inscrire ou se connecter
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
Se connecter avec
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation
S'inscrire pour continuer
Se connecter avec
Se connecter pour continuer
S'inscrire ou se connecter
Se connecter avec
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un email à gal@rgbmedia.org.
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.