Inondations mortelles en Turquie : Israël propose son aide
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Inondations mortelles en Turquie : Israël propose son aide

Inondations d'une ampleur sans précédent depuis plusieurs décennies qui ont été déclenchées par des pluies diluviennes mercredi et qui font au moins 55 morts dans le nord

Une vue aérienne montre des bâtiments endommagés à proximité du ruisseau Ezine après que des crues soudaines mortelles ont éclaté sur ses rives dans la ville de Bozkurt, dans le district de Kastamonu, dans la région de la mer Noire en Turquie, le 14 août 2021. (Crédit : STR / AFP)
Une vue aérienne montre des bâtiments endommagés à proximité du ruisseau Ezine après que des crues soudaines mortelles ont éclaté sur ses rives dans la ville de Bozkurt, dans le district de Kastamonu, dans la région de la mer Noire en Turquie, le 14 août 2021. (Crédit : STR / AFP)

Le ministre de la Défense Benny Gantz a proposé dimanche d’envoyer des troupes israéliennes de sauvetage en Turquie, suite aux inondations meurtrières dans le pays, a annoncé son bureau.

« Le ministre de la Défense Benny Gantz, via les canaux de Tsahal, a contacté l’Attaché de Défense de la Turquie en Israël et le ministère de la Défense turc, en leur proposant d’envoyer une délégation du commandement du Front intérieur en Turquie, [pour y mener notamment] des opérations de recherche, de sauvetage et une assistance médicale », a déclaré le ministère dans une déclaration. « À la lumière des puissantes inondations dans le pays qui ont déjà fait des dizaines de morts, » a-t-il ajouté.

Samedi, des équipes de secouristes menaient une course contre la montre pour retrouver des survivants dans les décombres de dizaines d’habitations qui se sont effondrées à cause de ces inondations qui ont touché des régions situées au bord de la mer Noire.

Le village sinistré de Babaçay, dans la province de Sinop, illustre à lui seul la violence de la catastrophe : 40 maisons et les deux ponts permettant d’accéder à cette localité ont été détruits par les flots.

La sidération initiale cédait peu à peu la place à des interrogations et des critiques.

Des survivants ont accusé les autorités locales de ne pas avoir donné l’alerte suffisamment rapidement et des commentateurs ont souligné le risque posé par la construction de plusieurs immeubles dans des zones inondables.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue tunisien au palais présidentiel à Carthage, à l’est de la capitale Tunis, le 25 décembre 2019. (Fethi Belaid/AFP)

Pour nombre d’experts, les catastrophes naturelles comme celles qui se succèdent en Turquie risquent de devenir plus fréquentes et violentes en raison du réchauffement climatique causé par l’activité humaine.

Plusieurs responsables politiques et associations ont accentué la pression sur le président Erdogan pour qu’il prenne des mesures radicales en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

La Turquie fait partie des rares pays qui n’ont pas adopté l’accord de Paris sur le climat de 2015.

Par ailleurs, huit membres d’équipage d’un avion bombardier d’eau russe sont morts samedi lorsque l’appareil s’est écrasé en Turquie, aggravant le bilan humain des catastrophes naturelles à répétition qui ont frappé ce pays ces dernières semaines. L’équipage de cet avion qui intervenait pour éteindre un incendie dans la province de Kahramanmaras (sud de la Turquie) était composé de cinq Russes et trois Turcs, ont annoncé Moscou et Ankara.

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