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Irak: Des partis pro-Iran exhortent le gouvernement à régler les impayés du gaz iranien

En raison des sanctions américaines visant Téhéran, Bagdad ne peut pas payer ses importations de gaz en espèces

Un jeune marche sur un sol craquelé et asséché dans les marais de Hawizeh, à la frontière entre l'Irak et l'Iran, dans la province de Maysan, dans le Sud-Est du pays, le 8 octobre 2022. (Crédit : Asaad Niazi/AFP)
Un jeune marche sur un sol craquelé et asséché dans les marais de Hawizeh, à la frontière entre l'Irak et l'Iran, dans la province de Maysan, dans le Sud-Est du pays, le 8 octobre 2022. (Crédit : Asaad Niazi/AFP)

Une influente coalition de partis chiites pro-Iran en Irak a appelé dimanche le gouvernement à interpeller les États-Unis pour obtenir le déblocage des impayés dus à Téhéran en échange de cruciales importations de gaz.

En raison des sanctions américaines visant Téhéran, Bagdad ne peut pas payer ses importations de gaz en espèces : l’argent doit être utilisé par Téhéran pour acheter des biens issus des secteurs agro-alimentaire ou pharmaceutique. Le processus est toujours très ardu et les retards s’enchaînent.

Pour obliger Bagdad à verser ses impayés, Téhéran suspend régulièrement sa fourniture de gaz, cruciale car elle assure le fonctionnement des centrales électriques d’Irak et couvre un tiers des besoins du pays.

Dimanche, le Cadre de coordination a dénoncé dans un communiqué des délestages électriques importants coïncidant avec « une hausse des températures ».

La coalition de partis chiites qui domine le Parlement « appelle le gouvernement, le ministère des Affaires étrangères, à contacter la partie américaine pour l’exhorter au déblocage immédiat des impayés liés aux importations de gaz iranien ».

Le Cadre de coordination englobe l’ex-Premier ministre Nouri al-Maliki, mais aussi la vitrine politique des anciens paramilitaires du Hachd al-Chaabi.

Fin juin, le porte-parole du ministère de l’Electricité Ahmed Moussa avait assuré à l’AFP que son ministère avait déposé tous les paiements de gaz iranien à la caisse fiduciaire de la Trade Bank of Iraq (TBI), précisant que ces paiements s’élevaient à « 11 milliards de dollars ».

Mais en raison des sanctions américaines, tout versement dont bénéficie Téhéran doit être autorisé par une exemption des États-Unis.

Le 13 juin, les États-Unis avaient confirmé avoir autorisé un certain versement, sans en dévoiler le montant.

« Nous avons approuvé une transaction, conforme à de précédentes transactions qui avaient été approuvées, pour autoriser l’Iran à accéder aux fonds retenus sur des comptes en Irak », a déclaré un porte-parole du Département d’État, Matthew Miller.

Le dossier est ultra-sensible pour l’Irak où les fortes chaleurs estivales font empirer les délestages électriques quotidiens, provoquant parfois des manifestations dans un pays aux infrastructures en déliquescence et miné par la corruption.

Pour limiter leur dépendance au gaz iranien, les autorités irakiennes explorent plusieurs pistes : un approvisionnement auprès des pays du Golfe, notamment le Qatar, et sur le plan local l’exploitation du gaz issu de la production pétrolière, actuellement brûlé, selon la pratique très polluante du torchage de gaz.

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