Iran: recours rejeté contre la condamnation d’un universitaire
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Iran: recours rejeté contre la condamnation d’un universitaire

Ahmadreza Djalali a été jugé coupable d'intelligence avec le Mossad et condamné à mort

Ahmadreza Djalali, à gauche, avec sa famille. (Crédit :, Capture d'écran YouTube/Amnesty International)
Ahmadreza Djalali, à gauche, avec sa famille. (Crédit :, Capture d'écran YouTube/Amnesty International)

La justice iranienne a rejeté la demande de recours contre la condamnation à mort d’un universitaire iranien pour espionnage au profit d’Israël, a-t-on appris mardi auprès de l’avocate de la défense.

« Le juge a rejeté dimanche notre requête en moins d’une heure (…) Nous allons déposer un nouveau recours auprès de la Cour suprême en demandant que le dossier soit lu en raison de la sensibilité de l’affaire », a déclaré Me Zeinab Taheri à l’AFP.

Me Taheri avait indiqué avoir déposé un premier recours fin janvier auprès de la Cour suprême pour son client, le Dr Ahmadreza Djalali, spécialiste de la médecine d’urgence résidant en Suède et détenu en Iran depuis son arrestation en avril 2016 à l’occasion d’un séjour dans son pays.

La Cour suprême a confirmé en décembre la peine capitale retenue à son encontre.

L’organisation de défense des droits de l’Homme, Amnesty International, avait condamné ce jugement, résultat selon elle « d’une procédure secrète et précipitée n’ayant autorisé aucun exposé des arguments de la défense ».

M. Djalali a été reconnu coupable d’intelligence avec le Mossad, le service du renseignement extérieur israélien, et d’avoir transmis des renseignements sur deux responsables du programme nucléaire iranien, contribuant ainsi à leur assassinat entre 2010 et 2012.

Sa condamnation a suscité l’émotion en Belgique, notamment au sein de l’Université flamande de Bruxelles (VUB, Vrije Universiteit Brussel) où il a été professeur invité.

L’Union européenne a affirmé suivre d' »extrêmement près » la situation de M. Djalali et avoir soulevé son cas « régulièrement » lors de discussions « de haut niveau » avec les autorités iraniennes.

En décembre, quatre rapporteurs du Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme ont appelé l’Iran à annuler « immédiatement » sa condamnation à mort.

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