Lutte contre le blanchiment d’argent : Israël devient membre du Gafi
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Lutte contre le blanchiment d’argent : Israël devient membre du Gafi

La ministre de la Justice a indiqué que l'adhésion au Groupe d'action financière était une "réussite nationale"

Le secrétaire de la FATF (Financial Action Task Force) David Lewis (à gauche) avec la docteure Shlomit Wagman, dirigeante de l'Autorité anti-blanchiment d'argent et de lutte contre le financement du terrorisme, à l'occasion de l'entrée d'Israël dans le groupe de la FATF, à Tel Aviv, le 10 décembre 2018 (Crédit : ministère de la Justice)
Le secrétaire de la FATF (Financial Action Task Force) David Lewis (à gauche) avec la docteure Shlomit Wagman, dirigeante de l'Autorité anti-blanchiment d'argent et de lutte contre le financement du terrorisme, à l'occasion de l'entrée d'Israël dans le groupe de la FATF, à Tel Aviv, le 10 décembre 2018 (Crédit : ministère de la Justice)

Israël est devenu membre, dans la matinée de lundi, du Groupe d’action financière (GAFI), une instance internationale de lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et autres menaces au système financier international.

L’Etat juif a pris sa place aux côtés des 37 autres membres du groupe – dont la majorité des pays du G20, qui regroupe les 20 nations leaders dans l’industrialisation et les économies émergentes – 16 ans après avoir été écarté par l’organisation.

Selon le ministère de la Justice, un rapport de conformité établi par le Gafi sur Israël – qui a également été émis lundi et qui s’est fondé sur un audit détaillé mené au sein du pays au début de l’année – a classé le pays parmi les trois Etats leaders, aux côtés des Etats-Unis et du Royaume-Uni, en ce qui concerne l’efficacité de son appareil anti-blanchiment d’argent, sa lutte contre le financement du terrorisme, le travail mené par l’Autorité chargée du combat contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, ainsi que pour sa politique de saisie des avoirs financiers découlant d’activités criminelles.

« Rejoindre l’organisation est une réussite nationale au niveau politique qui contribuera à soutenir Israël dans sa lutte à l’international contre le financement du terrorisme et qui permettra également de renforcer l’économie israélienne », a commenté la ministre de la Justice Ayelet Shaked lors d’une conférence de presse.

La ministre de la Justice Ayelet Shaked lors d’une conférence de presse à Tel Aviv, le 5 septembre 2018 (Crédit : Flash90)

Cette adhésion permet également à Israël de se positionner en pays attractif pour les investissements internationaux et d’améliorer le statut du secteur financier israélien et ses capacités à opérer dans l’économie globale, a ajouté Shaked.

Shlomit Wagman-Ratner, chef de l’Autorité chargée de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme en Israël, a estimé que « le rapport reflète un tournant décisif qu’a pris Israël au cours des deux dernières décennies dans sa perception de la nécessité de protéger l’intégrité et la sécurité du système financier israélien ».

Le président de la FATF, Marshall Billingslea, a déclaré que « lors d’un examen minutieux de son régime anti-blanchiment d’argent et de lutte contre le financement du terrorisme, Israël est parvenu à obtenir de bons résultats dans l’identification et la gestion des risques ».

« Le processus de cet examen n’est pas un point final. C’est le point de départ pour qu’Israël puisse renforcer encore davantage son régime et nous avons la certitude, au vu de l’engagement d’Israël à protéger l’intégrité de son système financier, que le pays passera à l’action rapidement pour mettre en oeuvre les actions recommandées dans le rapport d’audit ».

« L’adhésion au Gafi ouvre un nouveau chapitre pour Israël et elle enrichira le Gafi en tant qu’organisation ».

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