Israël interroge la position de l’ONU sur le Golan : devrions-nous négocier avec l’EI ?
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Israël interroge la position de l’ONU sur le Golan : devrions-nous négocier avec l’EI ?

Jérusalem réplique après l’expression de la “préoccupation profonde” du Conseil de sécurité au sujet de la promesse de Netanyahu sur le retrait du plateau

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant une patrouille de sécurité sur le plateau du Golan, près de la frontière d'Israël avec la Syrie, le 11 avril 2016. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant une patrouille de sécurité sur le plateau du Golan, près de la frontière d'Israël avec la Syrie, le 11 avril 2016. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)

Le ministère israélien des Affaires étrangères a répliqué mardi soir à la déclaration du Conseil de sécurité de l’ONU indiquant que Jérusalem devrait rendre le plateau du Golan à la Syrie, disant qu’étant donné la situation actuelle dans le pays déchiré par la guerre, c’était irréaliste. Un tel scénario, a déclaré le ministère, entrainerait l’Etat juif à choisir entre des groupes jihadistes brutaux, dont Al-Qaïda et l’Etat islamique (EI), pour négocier.

« Avec qui Israël devrait-il négocier sur le futur du plateau du Golan ? », demandait sarcastiquement le ministère. « L’Etat islamique ? Al-Qaïda ? Le Hezbollah ? Les forces iraniennes et syriennes qui ont massacré des centaines de milliers de personnes ? »

Le ministère a déclaré que l’ONU « ignorait la réalité » en Syrie quand elle a rejeté l’affirmation récente du Premier ministre Benjamin Netanyahu disant que le plateau du Golan resterait « pour toujours » sous contrôle israélien.

« Face à la guerre faisant rage en Syrie et à la sécurité et à la stabilité qu’Israël a construites dans le Golan ces 50 dernières années, la suggestion qu’Israël se retire du Golan est déraisonnable », a déclaré le ministère.

Israël a récemment remis l’accent sur le Golan après des informations sur les négociations pour mettre fin à la guerre civile syrienne, qui comprendraient des conditions pour le retour du plateau, qui permet une vue sur la plupart du nord d’Israël, à un contrôle syrien.

 Danny Danon en mai 2014. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
Danny Danon en mai 2014. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Danny Danon, ambassadeur d’Israël à l’ONU, a également dénoncé le Conseil de sécurité, qui a discuté d’un sujet qui « ignore complètement la réalité du Moyen Orient ».

« Alors que des milliers de personnes sont massacrées en Syrie, et que des millions de citoyens sont devenus des réfugiés, le Conseil de sécurité a choisi de se concentrer sur Israël – la seule vraie démocratie du Moyen Orient », a déclaré mardi soir dans un communiqué Danny Danon.

« Il est malheureux que les parties intéressées tentent d’utiliser le Conseil pour critiquer injustement Israël », a-t-il ajouté.

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