Israël espère une percée imminente dans ses liens avec le Maroc – médias
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Israël espère une percée imminente dans ses liens avec le Maroc – médias

Le secrétaire d'État américain est attendu à Rabat pour faire pression en faveur d'une normalisation avec Jérusalem ; Netanyahu espère utiliser ce progrès à des fins politiques

Le roi du Maroc, Mohammed VI, lors de la cérémonie de lancement des travaux de construction du musée de la culture juive de Fès et de restauration du musée Al Batha, consacré aux arts de l’islam. (Crédit photo : Twitter / @M_RoyalFamily)
Le roi du Maroc, Mohammed VI, lors de la cérémonie de lancement des travaux de construction du musée de la culture juive de Fès et de restauration du musée Al Batha, consacré aux arts de l’islam. (Crédit photo : Twitter / @M_RoyalFamily)

Des responsables israéliens espèrent qu’une normalisation des liens avec le Maroc pourra se faire dans les prochains jours, a rapporté la Douzième chaîne mercredi. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu espère se servir de cette avancée pour dynamiser son avenir politique.

Le reportage fait suite à une rencontre entre Netanyahu et le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo, à Lisbonne, au Portugal. Après le Portugal, Pompeo est attendu au Maroc, où il devrait encourager la normalisation des liens avec Israël auprès du roi Mohammed VI, à Rabat.

Le reportage de la Douzième chaîne, qui cite des responsables non-identifiés à Jérusalem, indique qu’Israël espérait annoncer des véritables progrès diplomatiques d’ici quelques jours, avant la fin du délai imparti à la Knesset pour former un gouvernement.

Si aucun député ne rassemble le soutien de 61 confrères au minimum, d’ici le 11 décembre, des élections seront organisées, pour la troisième fois en moins d’un an. Si cela se produit, elles pourraient avoir lieu le 25 février 2020, selon un responsable de la Knesset.

Ni le scrutin d’avril ni celui de septembre n’ont désigné de vainqueur clair et aucun gouvernement n’a pu être formé, une première dans l’histoire politique israélienne.

Le reportage indique que Netanyahu cherche une percée avant l’échéance du 11 décembre, afin de faire pression sur le système politique. S’il n’y parvient pas dans les jours à venir, il veut se servir de cette réussite dans sa prochaine campagne électorale.

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo, (à gauche), rencontre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Lisbonne, le 4 décembre 2019. (Kobi Gideon/GPO)

Quelques jours avant le vote d’avril, Trump a reconnu la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan.

Netanyahu a fait du rapprochement diplomatique, avec l’Afrique, l’Amérique latine et le Proche-Orient, la pierre angulaire de sa politique étrangère, et s’est souvent montré favorable à l’ouverture des liens avec les pays arabes modérés.

Israël et le Maroc n’ont pas de relations diplomatiques officielles. En 2017, Mohammed VI a annulé sa participation à un sommet en Afrique de l’Ouest pour éviter Netanyahu.

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