Israël et les Emirats signent un accord fiscal pour doper les investissements
Rechercher

Israël et les Emirats signent un accord fiscal pour doper les investissements

Cet accord, qui permet d'éviter les doubles impositions, permettra aussi de "développer des liens économiques entre les deux pays", a déclaré Israël Katz

Des drapeaux israéliens et des Émirats arabes unis bordent une route dans la ville côtière de Netanya, le 16 août 2020. (Jack Guez/AFP)
Des drapeaux israéliens et des Émirats arabes unis bordent une route dans la ville côtière de Netanya, le 16 août 2020. (Jack Guez/AFP)

Israël et les Emirats arabes unis ont signé lundi une convention fiscale visant à stimuler les investissements, a annoncé le ministre israélien des Finances Israël Katz, près de neuf mois après la signature de la normalisation des relations entre les deux pays.

Cet accord, qui permet d’éviter les doubles impositions, permettra notamment de « développer des liens économiques entre les deux pays », a déclaré le ministre sur Twitter en le qualifiant d' »historique ».

« Il offrira la sécurité et les conditions favorables (nécessaires) aux activités commerciales », a-t-il ajouté.

Outre des dispositions relatives à l’échange d’informations, à la non discrimination et à la prévention des abus, le traité prévoit une réduction des taux d’imposition pour les investisseurs, a indiqué le ministère des Finances dans un communiqué.

La convention doit encore être ratifiée par la Knesset et le gouvernement pour entrer en vigueur le 1er janvier 2022, précise le ministère.

Israël et les Emirats arabes unis ont signé en septembre dernier des accords de normalisation, sous l’égide des Etats-Unis. Dans la foulée, de nombreuses accords commerciaux ont été signés entre Israël et les Emirats.

L’accord a fait des Emirats le troisième Etat arabe à établir des relations avec Israël, après l’Egypte en 1979 et la Jordanie en 1994.

Bahreïn, le Maroc et le Soudan ont par la suite conclu des accords similaires, sous l’égide des Etats-Unis de l’ancien président Donald Trump, avec l’Etat hébreu.

Ces accords ont été fustigés par les dirigeants palestiniens – du Fatah de Mahmoud Abbas, en Cisjordanie, aux terroristes islamistes du Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza – qui dénoncent une « trahison » de la part de pays arabes.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...