Israël lance un appel d’offre pour un énorme centre de données en cloud
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Israël lance un appel d’offre pour un énorme centre de données en cloud

Amazon et d'autres géants du secteur seraient intéressés par le projet

Une image illustrative d'un centre de données avec ses baies de serveurs (cybrain; iStock par Getty Images)
Une image illustrative d'un centre de données avec ses baies de serveurs (cybrain; iStock par Getty Images)

Cette semaine, le gouvernement a fait un pas de plus dans son projet consistant à installer un centre régional de données à base de cloud – un projet qui devrait attirer certains des géants des industries technologiques en Israël.

Dimanche, l’Administration d’approvisionnement du gouvernement du ministère des Finances a annoncé qu’il préparait une offre d’achat « pour la provision de services de plateformes publiques en base de cloud pour des ministères du gouvernement et d’autres unités gouvernementales ».

Le centre régional de données à base de cloud vise ainsi à donner à ces institutions un meilleur accès aux services de serveurs, de stockage, de bases de données et d’application.

Le public a trente jours pour formuler des commentaires.

L’annonce intervient six mois après que le gouvernement a parlé de son intention d’installer une infrastructure locale en cloud et un mois après avoir annoncé pour la première fois que le géant américain de la technologie Amazon était en négociations avec des officiels israéliens concernant son éventuelle participation au projet.

Un ingénieur informatique se trouve devant un centre de stockage d’un serveur.(Evgeniy Shkolenko; iStock par Getty Images)

Le fournisseur de ces services de cloud devra mettre en place un centre de données dans la région qui « répondra aux exigences en matière de sécurité, de durabilité et de continuité opérationnelle » du pays, selon le ministère. Ensuite, l’infrastructure locale sera « opérationnelle pour une séparation complète des services publics de cloud proposés dans n’importe qu’elle autre région dans le monde ».

Deux « domaines » séparés physiquement devront être installés en Israël, chacun avec un ou plusieurs centres de données.

Le ministère semble vouloir travailler seulement avec les plus grandes entreprises fournisseurs de cloud, car il a précisé que seuls les acteurs avec des revenus basés sur le cloud à 2 milliards de dollars annuels pourront participer et que les entreprises intéressées doivent avoir une « présence mondiale », et opérer dans de nombreux pays.

Cela réduit considérablement le champ des candidats éligibles, à savoir seulement quelques unes des plus importantes entreprises de service de cloud.

L’étape pré-qualificative de l’appel d’offre doit être publiée en décembre ou en janvier.

Le mois dernier, le ministère des Finances a déclaré dans un communiqué que les « plus grands fournisseurs dans le domaine ont exprimé leur intérêt pour l’appel d’offres ».

La maire d’Yeruham Tal Ohana (Crédit)

Le ministère a refusé de citer le nom des possibles candidats, mais Microsoft, Google, Oracle, IBM et Amazone Web Services sont de fait parmi les plus grands fournisseurs de service de cloud public dans le monde.

En juin, Microsoft a dit que ses premiers centres régionaux de données au Moyen-Orient – à Abu Dhabi et à Dubaï – sont maintenant en ligne.

Des officiels d’Amazon ont exprimé leur intérêt pour participer à l’appel d’offre pour mettre en place le centre de données. Ils ont dit à la maire de Yeruham, Tal Ohana, que, s’ils devaient remporter le marché, ils ne voyaient aucune raison de ne pas implanter le centre dans la ville du sud, a-t-elle confié au Times of Israël en juillet.

« Nous cherchons à mettre en place un centre de données avec eux », a déclaré Ohana. Elle avait rencontré Yaron Altshuler, le responsable pour Israël d’Amazon Web Services du secteur public afin de discuter du sujet, a-t-elle ajouté.

Ohana a ensuite clarifié qu’Amazon n’a pas encore pris de décision de participer ou non à l’appel d’offre.

Amazon Web Services a ensuite déclaré au Times of Israël qu’il ne commente ni « les spéculations et ni les rumeurs ».

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