Israël : l’Iran et la Syrie « jouent avec le feu »
Rechercher

Israël : l’Iran et la Syrie « jouent avec le feu »

"Nous ne cherchons pas l'escalade, mais nous sommes prêts à différents scénarios", et "à faire payer cher" de tels actes, a indiqué l'armée

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu à la Knesset, à Jérusalem, le 31 janvier 2018. (Hadas Parush/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu à la Knesset, à Jérusalem, le 31 janvier 2018. (Hadas Parush/Flash90)

Israël a prévenu samedi que l’Iran et la Syrie jouaient « avec le feu », alors que lui-même ne cherche pas l’escalade mais se tient prêt à toutes les éventualités après un brutal regain de tensions avec le voisin syrien.

L’Etat hébreu a mené plus tôt une série d’attaques aériennes en Syrie, frappant des cibles militaires syriennes mais aussi de l’Iran, allié indéfectible du régime de Damas, en représailles à l’intrusion dans son espace aérien d’un drone iranien lancé de Syrie, selon l’armée israélienne. Téhéran a démenti toute violation de l’espace israélien.

Un avion de combat F16 israélien s’est écrasé dans la région de la vallée de Jezreel, à l’est de la ville de Haïfa, dans le nord d’Israël.

Selon le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) Rami Abdel Rahmane, les raids israéliens ont visé des cibles dans l’est de la province de Homs (centre), dans une région où sont présents, a-t-il dit, des forces iraniennes et des membres du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah.

L’armée israélienne a prévenu qu’elle considérait « l’attaque iranienne et la riposte syrienne comme une violation grave de la souveraineté israélienne ». Elle surveille la situation « et est totalement prête à de nouvelles actions, en fonction de son évaluation de la situation et des nécessités ».

Une photo prise dans le nord du kibboutz israélien de Harduf le 10 février 2018 montre les restes d’un F-16 qui s’est écrasé après avoir été attaqué par les défenses aériennes syriennes (Crédit : AFP / Jack GUEZ)

« Nous ne cherchons pas l’escalade, mais nous sommes prêts à différents scénarios », et « à faire payer cher » de tels actes, a indiqué le porte-parole de l’armée, à l’instar des propos prononcés par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, mardi, aux côtés de membres de son gouvernement sur le plateau du Golan pour un briefing de sécurité.

Lors d’entretiens à Moscou le mois dernier, M. Netanyahu avait souligné le « danger » de voir l’Iran prendre pied militairement en Syrie et y produire des armes de précision.

« Nous n’accepterons aucun des deux et nous agirons en fonction de nos besoins », avait-il dit après sa rencontre avec le président Vladimir Poutine.

« Nous sommes pour la paix, mais nous sommes prêts à tous les scénarios et nous ne conseillons à personne de nous chercher ».

« Israël tient l’Iran et ses hôtes syriens pour responsables de l’agression d’aujourd’hui », a ajouté M. Netanyahu samedi. « Nous continuerons à faire tout ce qui sera nécessaire pour défendre notre souveraineté et notre sécurité ».

Il a par ailleurs indiqué s’être entretenu avec le président russe Vladimir Poutine, autre soutien de taille du régime syrien, et avec le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson, au sujet des derniers développements.

Le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson s’exprime lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, à Londres, le 22 janvier 2018 (Photo AFP / Pool / Toby Melville)
En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...