Israël réclame que la FINUL devienne plus efficace face au Hezbollah
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Israël réclame que la FINUL devienne plus efficace face au Hezbollah

L'ambassadeur d’Israël aux Nations unies a réclamé que la FINUL devienne plus efficace dans le sud du Liban face aux activités du groupe terroriste du Hezbollah

Des soldats de la FINUL et des officiers israéliens sur le site d'une attaque au missile du Hezbollah contre un poste israélien, dans le nord de l'Etat juif, le 4 septembre 2019. (Crédit : Armée israélienne)
Des soldats de la FINUL et des officiers israéliens sur le site d'une attaque au missile du Hezbollah contre un poste israélien, dans le nord de l'Etat juif, le 4 septembre 2019. (Crédit : Armée israélienne)

Danny Danon, ambassadeur d’Israël aux Nations unies, a expliqué mercredi que Jérusalem réclamait un changement drastique dans la façon dont la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) effectue sa mission du maintien de la paix au Liban. Le diplomate a ainsi réclamé que la force soit plus efficace.

Lors d’une visioconférence avec la presse, il a réclamé à ce que les casques bleus en mission dans le pays aient accès à tous les sites, qu’ils bénéficient d’une liberté de mouvement et que le Conseil de sécurité de l’ONU soit immédiatement informé dès lors qu’ils feraient face à des restrictions – imposées notamment par le groupe terroriste du Hezbollah, soutenu par l’Iran.

« Nous avons constaté que, doucement, il y a de moins en moins d’endroits du sud Liban dans lesquels les troupes de l’opération de maintien de la paix peuvent voyager », a déclaré Danon. « Nous voulons donc qu’ils aient une totale liberté de mouvement. »

« J’en ai discuté avec le commandant de la force et nous leur disons : ‘Vous êtes sur place, vous ne pouvez pas vous déplacer et vous ne pouvez pas inspecter, alors pourquoi êtes-vous là ?’ », a-t-il déclaré. « ’Vous devez être plus actifs, vous devez pouvoir vous déplacer librement et vous devez inspecter tous les sites.’ »

L’ambassadeur d’Israël aux Nations Unies, Danny Danon, au Conseil de sécurité de l’ONU, New York, le 11 février 2020. (Crédit : UN Webcast)

Selon Danon, Israël a constaté à maintes occasions que les troupes de la FINUL avaient été empêchées de se rendre sur des sites suspects. « Nous avons prouvé par le passé que le Hezbollah creusait des tunnels, transportait des armes à la frontière, et rien que dans les dernières semaines, nous avons eu plusieurs incidents à la frontière », a-t-il ajouté.

Selon l’ambassadeur, Israël continuera à faire pression en faveur de réformes avant le renouvellement du mandat de la FINUL au cours de l’été et expliquera la position d’Israël aux membres du conseil. Il a déclaré qu’Israël était reconnaissant du vif soutien de l’ambassadrice américaine Kelly Craft.

Photo prise le 16 décembre dans le village de Meiss al-Jabal. La FINUL observe les opérations d’excavation par l’armée israélienne du côté israélien de la frontière. A droite, un drapeau du Hezbollah.(Crédit : AP/Mahmoud Zayyat/AFP)

Il a expliqué que les États-Unis avaient exprimé ses doutes au sujet de la mission, « et ont dit très clairement que, s’ils ne sont pas efficaces, pourquoi dépenserions-nous autant d’argent pour les troupes ? »

Lundi, le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni afin de discuter de la mise en œuvre d’une résolution de 2004 appelant le gouvernement libanais à étendre son autorité à l’ensemble du pays et à la dissolution de toutes les milices libanaises et étrangères actives sur le territoire.

Capture d’écran de la vidéo du Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, à l’occasion de la Journée de commémoration de l’Holocauste des Nations unies, le 31 janvier 2018. (Crédit : YouTube)

Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, a à plusieurs reprises réclamé un désarmement du Hezbollah.

« L’omniprésence d’armes échappant au contrôle de l’Etat, à laquelle s’ajoute l’existence des milices armées, continue de compromettre la sécurité et la stabilité du Liban. Le fait que le Hezbollah dispose toujours d’importants moyens militaires de pointe échappant au contrôle de l’Etat libanais reste très préoccupant », écrivait-il dans un rapport publié il y a un an.

« Je demande de nouveau au Hezbollah et à toutes les autres parties concernées de s’abstenir de toute activité militaire à l’intérieur ou à l’extérieur du pays, conformément aux dispositions des Accords de Taëf et de la résolution 1559 », ajoutait-il, réclamant que le groupe devienne un parti politique exclusivement civil, et non plus militaire.

Inscrit sur la liste noire américaine des « organisations terroristes », le Hezbollah est le seul mouvement à ne pas avoir déposé les armes à la fin de la guerre civile libanaise (1975-1990). Il a mené trois guerres contre Israël.

Établie en 1978 par le Conseil de sécurité de l’ONU, la Force intérimaire des Nations unies au Liban vise à « confirmer le retrait des troupes israéliennes du sud du Liban, rétablir la paix et la sécurité internationales et aider le Gouvernement libanais à rétablir son autorité effective dans la région ». La FINUL compte 10 180 hommes, dont 9 982 soldats.

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