Après les affrontements de vendredi, Israël rouvre les points de passage à Gaza
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Après les affrontements de vendredi, Israël rouvre les points de passage à Gaza

Les points de passage d'Erez et Kerem Shalom seront rouverts en vertu de l'accord de cessez-le-feu annoncé par les factions palestiniennes

Un manifestant lance de pierres sur les soldats israéliens alors qu'une femme tient un drapeau national palestinien, lors d'une manifestation à proximité de la frontière avec Israël, à l'est de Gaza ville, le 10 mai 2019. (Said KHATIB / AFP)
Un manifestant lance de pierres sur les soldats israéliens alors qu'une femme tient un drapeau national palestinien, lors d'une manifestation à proximité de la frontière avec Israël, à l'est de Gaza ville, le 10 mai 2019. (Said KHATIB / AFP)

Israël devait rouvrir dimanche ses principaux points de passage avec la bande de Gaza dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu, après un week-end qui a vu des affrontements d’une ampleur plus restreinte le long de la frontière, sans véritable flambée des violences.

La décision est intervenue quelques jours après qu’Israël a levé les restrictions pour une zone de pêche de 20 kilomètres autour de la bande de Gaza, alors que les deux camps semblaient accepter un accord de cessez-le-feu négocié par l’Egypte qui a mis un terme à deux jours d’affrontements violents la semaine dernière.

« Demain (dimanche), les points de passage d’Erez et de Kerem Shalom seront rouverts, selon des horaires de fonctionnement régulier », a déclaré le COGAT, l’organisme du ministère israélien la Défense responsable de la liaison avec les Palestiniens, dans un communiqué publié samedi soir.

Erez, dans le nord de Gaza, est le principal point de passage pour les civils tandis que Kerem Shalom, dans le sud de la bande de Gaza, sert à faire transiter les marchandises. Les points de passages ont été fermés quand les violences ont éclaté la semaine dernière et sont restés fermés pour les fêtes de Yom HaZikaron et Yom HaAtsmaout, du 7 au 9 mai.

Des camions israéliens transportant du carburant diesel entrent au point de passage de Kerem Shalom, à la frontière entre Israël et Gaza, le jeudi 11 octobre 2018. ( Crédit : AP Photo/Tsafrir Abayov)

Au cours du week-end, un Palestinien a été tué et 30 autres ont été blessés alors que des milliers de Gazaouis se sont rassemblés pour les manifestations hebdomadaires du vendredi, selon le ministère de la Santé de Gaza contrôlé par le Hamas. Ces violences ont été perçues comme une mise à l’épreuve de l’accalmie qui règne depuis les hostilités qui ont opposé, la semaine dernière Israël et les groupes terroristes de l’enclave côtière.

Dans ce qui a été l’un des plus violents affrontements depuis des années, des Palestiniens ont tiré près de700 projectiles vers Israël les 4 et 5 mai, et Israël a riposté avec des centaines de frappes aériennes. Quatre Israéliens ainsi que 29 Gazaouis, dont au moins 11 membres de groupes terroristes, ont été tués.

Les factions palestiniennes avaient annoncé un cessez-le-feu lundi. Israël n’a pas officiellement confirmé qu’un tel accord avait été négocié.

Une photo prise depuis la bande de Gaza montre des roquettes lancées vers Israël, le 4 mai 2019 (Crédit : MAHMUD HAMS / AFP)

Vendredi, Nickolay Mladenov, envoyé de l’ONU pour la paix au Moyen Orient, s’est entretenu avec Ismail Haniyeh, chef du Hamas. Les deux hommes ont discuté des efforts visant à mettre en œuvre les accords qui auraient été conclus entre Israël et le Hamas pour prévenir une recrudescence de la violence, a déclaré le radiodiffuseur public Kan, citant le bureau de Haniyeh.

Aux côtés de l’Égypte et du Qatar, Mladenov de l’ONU a joué un rôle de premier plan dans la négociation de pourparlers sur une trêve entre Israël et le Hamas et dans la conclusion d’accords visant à mettre fin aux flambées de violence entre les parties qui ont éclaté périodiquement depuis le début de la Marche du Retour en mars dernier.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré, à de nombreuses reprises, que le combat à Gaza n’était pas fini.

Des représentants des groupes terroristes du Hamas et du Jihad islamique ont menacé de reprendre les combats si l’accord de cessez-le-feu n’était pas appliqué.

Un manifestant lance des pierres sur des soldats israéliens alors qu’une femme portant un vêtement traditionnel palestinien agite un drapeau national, lors d’une manifestation à la frontière avec Israël, à l’est de la bande de Gaza, le 10 mai 2019.
(Said KHATIB / AFP)

Plus tôt cette semaine, un officiel de l’armée israélienne a déclaré que les autorités étaient sous pression pour mettre un terme aux combats avant les fêtes nationales qui se sont terminées jeudi et avant qu’Israël n’accueille le concours de chanson de l’Eurovision la semaine prochaine. L’officiel a prévenu que les combats pourraient reprendre peu après en l’absence de mesures visant à soulager les conditions de vie de la population dans la bande de Gaza.

Haaretz a annoncé samedi que le Qatar prévoyait de transférer 30 millions des dollars vers la bande de Gaza la semaine prochaine – sur les 480 millions de dollars que l’état du Golfe a promis pour Gaza et la Cisjordanie.

Doha a déclaré que l’argent sera destiné à différentes formes d’aide. On ne sait pas exactement à quoi les 30 millions de dollars seront affectés.

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