Israël se souvient de ses soldats tombés au combat et des victimes d’attentats
Les sirènes retentissent dans tout le pays à 20 heures, marquant le début du Yom HaZikaron ; 43 soldats et civils ont été tués depuis l'an dernier
Les Israéliens rendront hommage aux 23 928 soldats tombés au champ d’honneur et aux victimes du terrorisme à partir de mardi soir, en se recueillant pendant une minute de silence, tandis que des sirènes retentiront dans tout le pays pour marquer le début du Yom HaZikaron.
La sirène d’une minute à 20 h sera immédiatement suivie de la cérémonie d’État au mur Occidental à Jérusalem. Mardi soir, d’autres commémorations publiques auront lieu, notamment au parc HaYarkon de Tel Aviv et à la Knesset à Jérusalem.
Pendant le retentissement de la sirène, la circulation dans tout le pays s’arrêtera brusquement, les Israéliens s’arrêteront de conduire et se tiendront debout à côté de leur voiture, tandis que les gens chez eux se tiendront dans un silence pesant sur leur balcon ou dans leur jardin.
Une deuxième sirène, d’une durée de deux minutes, se déclenchera à 11 heures mercredi, et sera suivie de la principale cérémonie de Yom HaZikaron au cimetière militaire du mont Herzl à Jérusalem, ainsi que de manifestations plus modestes dans les cimetières du pays.
Les cérémonies du Yom HaZikaron ont officiellement débuté au centre Yad LaBanim à Jérusalem mardi après-midi, en présence du Premier ministre Benjamin Netanyahu, du président de la Knesset Yariv Levin et de la juge en chef Esther Hayut.
Lors de la cérémonie, M. Netanyahu a déclaré qu’Israël ferait « tout son possible » pour ramener ses prisonniers, dont deux civils et les corps de deux soldats de Tsahal qui seraient détenus par le groupe terroriste Hamas à Gaza.
« C’est une mission sacrée que nous n’abandons pas », a-t-il déclaré. « Nous essayons d’empêcher les guerres, mais nous préparons Tsahal à toute éventualité. »
Quarante-trois soldats et civils ont été tués depuis le dernier Yom HaZikaron et le nombre total de victimes israéliennes de la guerre s’élève à 23 928, selon les chiffres publiés vendredi par le ministère de la Défense.
Depuis le dernier Yom HaZikaron, 112 nouveaux noms ont été ajoutés à la liste de ceux qui sont morts en défendant le pays depuis 1860.
Quarante-trois d’entre eux étaient des soldats de Tsahal, des officiers de police et des civils, et 69 étaient des anciens combattants handicapés décédés à la suite de complications de blessures subies pendant leur service.
Les chiffres incluent tous les soldats et les policiers qui sont décédés pendant leur service au cours de l’année écoulée, notamment à la suite d’un accident, d’un suicide ou d’une maladie.
Un ancien soldat souffrant de troubles du stress post-traumatique s’est immolé par le feu lundi devant le centre de réhabilitation du ministère de la Défense, provoquant un choc national. Itzik Saidyan, 26 ans, est toujours dans un état critique.
Contrairement à l’année dernière, où la pandémie avait entraîné la tenue de toutes les cérémonies de Yom HaZikaron sans public et l’annulation de plus petits événements prévus dans les cimetières municipaux du pays, les manifestations de cette année seront soumises à peu de restrictions sanitaires.
Mercredi, les ministres ont approuvé la suppression de certaines règles relatives au Yom HaZikaron, notamment l’autorisation pour les proches des soldats tombés au champ d’honneur qui n’ont pas le passeport vert d’assister aux cérémonies.
Le passeport vert est accordé aux personnes complètement vaccinées ou ayant guéri du coronavirus. Il leur permet d’accéder à des lieux publics non ouverts aux autres.
Les nouvelles mesures, qui entreront en vigueur jeudi, prévoient de porter de 50 à 100 le nombre de personnes autorisées à se rassembler à l’extérieur. La limite actuelle de 20 personnes à l’intérieur reste en place.
Yom HaZikaron est l’un des rares jours fériés nationaux non religieux en Israël, au cours duquel une grande partie de la population israélienne se rend généralement sur les tombes de ses proches et de ses camarades.
Le grand public a été invité à se rendre sur les tombes des soldats tombés au champ d’honneur au cours des prochains jours, afin d’éviter toute affluence pendant Yom HaZikaron, lorsque les proches parents sont attendus.
La journée de commémoration, établie en 1951 par le Premier ministre et ministre de la Défense de l’époque, David Ben Gurion, a été fixée au 4 Iyar du calendrier juif, la veille de Yom HaAtsmaout, qui commence immédiatement après le Yom HaZikaron.












