Katz appelle à une coalition occidentale et arabe pour s’opposer à l’Iran
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Katz appelle à une coalition occidentale et arabe pour s’opposer à l’Iran

"L'étape nécessaire est maintenant de présenter la menace militaire efficace d'une coalition occidentale et arabe" contre Téhéran, a déclaré le ministre Likud

Le ministre des Affaires étrangères Israel Katz arrive à la réunion hebdomadaire du cabinet au bureau du Premier ministre de Jérusalem, le 24 juin 2019 (Crédit : Noam Revkin Fenton/Flash90)
Le ministre des Affaires étrangères Israel Katz arrive à la réunion hebdomadaire du cabinet au bureau du Premier ministre de Jérusalem, le 24 juin 2019 (Crédit : Noam Revkin Fenton/Flash90)

Jeudi, le ministre des Affaires étrangères Israël Katz a appelé à la formation d’une coalition militaire des nations occidentales et arabes, dirigée par les Etats-Unis, pour intimider l’Iran afin qu’il réduise le développement de son programme balistique et son « agressivité ».

Katz réagissait à une lettre envoyée un jour auparavant par la France, l’Allemagne, et le Royaume-Uni au Secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres dans laquelle les pays avertissaient que « les développements par l’Iran de missiles balistiques à capacité nucléaire » allaient à l’encontre d’une résolution du Conseil de sécurité appelant Téhéran à ne pas entreprendre des activités liées à de tels missiles.

« L’étape nécessaire est maintenant de présenter la menace militaire efficace d’une coalition occidentale et arabe, dirigée par les Etats-Unis, contre le régime iranien, afin de le contenir et de mettre un terme à son agressivité », a tweeté Katz. C’est le moment décisif ».

Katz a ensuite publié un communiqué déclarant qu’il a donné l’instruction à son bureau de présenter toutes les violations commises par Téhéran de l’accord nucléaire à la prochaine réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur l’application de l’accord de 2015.

Benny Gantz, le chef du parti d’opposition Kakhol lavan, s’est félicité de la lettre écrite par les trois pays au chef des Nations unies, mais a prévenu que « malheureusement, ce n’est pas quelque chose de nouveau ».

Le chef du parti Kakhol lavan Benny Gantz durant une réunion de faction à la Knesset de Jérusalem, le 2 décembre 2019. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

« La régime iranien est engagé dans des efforts continus pour obtenir des armes de destruction massive et des capacités de missiles », a tweeté Gantz, un ancien chef d’Etat major de Tsahal. « Les nations européennes comprennent aussi que l’Iran pose un danger à la paix dans le monde et à la stabilité régionale. Le temps est venu de faire plus que d’écrire des lettres et de passer aux actes : imposer des sanctions importantes sur l’Iran ».

Mercredi, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a appelé à un renforcement des pressions sur l’Iran, laissant entendre que les récentes tensions dans la République islamique constituaient une opportunité de renverser le régime.

« L’agression de l’Iran se poursuit, mais l’empire vacille. Et je dis : faisons-le vaciller encore plus », a-t-il dit au début d’une rencontre avec le Secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo à Lisbonne, au Portugal.

Les ambassadeurs de trois pays européens ont demandé dans leur lettre envoyée mercredi à Guterres d’informer le Conseil de sécurité des Nations unies dans son prochain rapport que l’activité balistique de l’Iran est « en contradiction » avec une résolution du conseil soutenant l’accord nucléaire de 2015 avec l’Iran.

La lettre cite des images, publiées sur les réseaux sociaux le 22 avril 2019, d’un vol-test jamais observé auparavant d’un nouveau type de missile balistique de moyenne portée Shahab-3 « équipés d’un véhicule manoeuvrable de ré-entrée ».

Un missile sol-sol Shahab-3 est exposé à proximité d’un portrait du guide suprême iranien l’Ayatollah Ali Khamenei lors d’une présentation de l’armée iranienne et du groupe paramilitaire des Gardiens de la Révolution célébrant la « Semaine de défense sacrée » qui marque le 39ème anniversaire du début de la guerre Iran-Iraq de 1980 à 1988, sur la place Baharestan dans le centre ville de Téhéran, en Iran, le 25 septembre 2019. (AP Photo/Vahid Salemi)

Les Européens ont noté qu’un rapport de 2015 de l’Agence internationale à l’énergie atomique traitant les possibles dimensions militaires du programme nucléaire de l’Iran concluait « que des preuves évidentes indiquaient des recherches poussées en 2002 et 2003 sur l’armement du Shahab-3 avec une ogive nucléaire ».

La lettre souligne que la « France, l’Allemagne et le Royaume-Uni affirment à nouveau notre conclusion ferme que le développement de missiles balistiques iraniens à capacité nucléaire et des technologies liées sont en contradiction » avec la provision sur les missiles de la résolution du conseil.

Cette provision appelle l’Iran « à n’entreprendre aucune activité liée aux missiles balistiques conçus pour ne pas être en capacité de transporter des armes nucléaires ». Mais cela n’impose pas à Téhéran de cesser de telles activités, et le gouvernement iranien insiste pour dire que toutes les activités balistiques sont légales et non liées au nucléaire.

Des officiels dans l’administration Trump ont déclaré que l’Iran cherche à obtenir des missiles à capacité nucléaire, ce que les Iraniens démentent.

Le Conseil de Sécurité a prévu une réunion le 19 décembre pour discuter de l’application de la résolution 2015 sur l’accord du nucléaire iranien.

Lors de la rencontre de l’année dernière, Pompeo a appelé le Conseil à interdire les missiles balistiques iraniens capables de transporter des armes nucléaires et à maintenir l’embargo sur les armes qui doit être levé en 2020 d’après l’accord sur le nucléaire.

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