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La Banque d’Israël arrête son programme d’achat de devises étrangères

La Banque centrale avait commencé à acquérir des devises étrangères en 2013 pour contrebalancer la production de gaz naturel après les débuts de l'exploitation du champ de Tamar

Siège de la Banque d'Israël. (Crédit : Esther Inbar/Wikimedia commons)
Siège de la Banque d'Israël. (Crédit : Esther Inbar/Wikimedia commons)

La Banque d’Israël a déclaré lundi qu’elle prévoyait d’arrêter en 2019 un programme d’achat de devises étrangères qui avait été établi en 2013 pour contrebalancer les effets de la production de gaz naturel en Israël sur le taux de change local.

Dans un communiqué, la Banque centrale a expliqué que dans la mesure où un fonds d’investissement souverain devait lancer ses opérations en 2019 et qu’il devait commencer à investir de l’argent à l’étranger en 2020, la commission monétaire de la Banque centrale avait décidé de mettre un terme au programme et de ne plus acheter de montants pré-déterminés de devises étrangères.

Alors que le champ de gaz naturel de Tamar venait d’amorcer sa production de gaz pour le marché israélien en 2013 – et dans un contexte de nette revalorisation du shekel après que le pays a réduit son importation de ressources énergétiques – la commission monétaire de la banque d’Israël avait pris la décision de lancer un programme d’achat de devises étrangères qui devait contrebalancer l’effet de la production de gaz naturel sur le taux de change.

A ce moment-là, la commission avait fait savoir que ce programme serait réexaminé une fois que le fonds d’investissement souverain – « Fonds pour les citoyens israéliens » – qui devait initialement commencer à opérer au cours de l’année 2018, serait établi.

Dès lors, chaque année, la banque d’Israël avait fait savoir de manière anticipée quel montant de devises étrangères elle achèterait au cours de l’année, dans le cadre de ce programme. Aujourd’hui, les acquisitions de la Banque centrale s’élèvent à environ 13,5 milliards de dollars, selon les données fournies par l’institution.

La politique, mise en oeuvre par la Banque centrale, d’intervention sur le marché des devises étrangères a fait l’objet de pressions croissantes, les critiques l’appelant à réduire ses interventions dans la mesure où ces dernières contribueraient à fausser les prix.

Même ainsi, la Banque centrale a fait savoir dans un communiqué émis lundi qu’elle continuera à acheter des devises étrangères lorsque les fluctuations du taux de change seront inhabituelles.

« Les activités sur le marché des devises étrangères sont une partie importante des outils dont dispose la banque d’Israël et cette dernière continuera donc à intervenir sur le marché des devises dans les cas où les fluctuations liées au taux de change ne sont pas conformes aux conditions économiques fondamentales ou lorsque la situation sur le marché des devises étrangères connaît des turbulences », a continué le communiqué.

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