La Banque d’Israël réduit son taux d’intérêt à 0,1 % et prédit une lente reprise
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La Banque d’Israël réduit son taux d’intérêt à 0,1 % et prédit une lente reprise

Si les restrictions sur l'emploi sont levées d'ici juin, l'économie pourrait repartir en 2021, mais le chômage ne devrait rebondir que d'ici la fin de l'année prochaine

Un employé de banque muni d'un masque de protection contre le coronavirus, à Jérusalem, le 17 mars 2020. (Crédit : Yossef Zamir/Flash90)
Un employé de banque muni d'un masque de protection contre le coronavirus, à Jérusalem, le 17 mars 2020. (Crédit : Yossef Zamir/Flash90)

La Banque d’Israël a annoncé lundi qu’elle réduisait ses taux d’intérêt à 0,1 %, pour aider l’économie frappée par le coronavirus à surmonter la crise. Elle réduira le taux de plus de moitié, de 0,25 % à 0,1 %.

Cette décision fait suite à d’autres baisses de taux similaires aux États-Unis et dans le monde, qui ont généralement provoqué des bonds temporaires sur le marché boursier.

Le taux correspond au plus bas jamais atteint et ramène la banque à son niveau de 2015 jusqu’en 2018, lorsqu’elle a cherché à stimuler le prêt pour atténuer une crise du logement.

La banque a déclaré que la crise provoquée par la pandémie de coronavirus a « provoqué un choc sur les marchés des capitaux en Israël et dans le monde entier, avec une forte baisse des prix des actions et une augmentation de la volatilité et du risque ».

Elle a indiqué que le PIB s’est contracté de 5 % au premier trimestre 2020, et une croissance négative de 5 % est prévue pour le trimestre suivant également. Le ratio dette/PIB devrait atteindre 75 % en 2020.

Dans une autre initiative visant à stimuler les prêts et à relancer l’économie, la Banque d’Israël a annoncé qu’elle proposera aux banques des prêts de trois ans à un taux fixe de 0,1 %, à condition que les banques accordent des prêts aux « petites et micro-entreprises ». Quelque 5 milliards de shekels (1,25 milliard d’euros) seront mis de côté pour le programme de prêts, a rapporté le radiodiffuseur public Kan.

Photo illustrative de billets de 100 shekels israéliens, 31 décembre 2017. (Nati Shohat/Flash90)

Depuis le début du mois de mars, le gouvernement a mis en place des mesures de plus en plus sévères afin de contenir la propagation du nouveau coronavirus mortel. Les Israéliens ont reçu l’ordre de rester chez eux, ne s’aventurant que pour les besoins essentiels. Ceux qui peuvent travailler à domicile peuvent continuer à le faire, mais beaucoup de ceux qui ne peuvent pas et ne sont pas employés dans des emplois essentiels ont été mis en congé sans solde. Alors que l’économie a ralenti, les chiffres du chômage ont pour la première fois dépassé le million au début du mois, portant le taux de chômage à 25 %.

La banque a déclaré que si Israël commence à réduire les restrictions d’ici la fin juin, l’économie devrait rebondir et connaître une croissance en 2021. Toutefois, elle a prédit qu’il faudra attendre la fin de 2021 pour que les chiffres du chômage reviennent à leurs niveaux d’avant la crise, soit environ 3,3 %.

Elle a averti qu’“il existe une grande incertitude quant aux prévisions, compte tenu du manque de clarté sur la durée et l’ampleur de la crise”.

Selon les chiffres publiés dimanche par l’Office national de l’emploi israélien, il y a actuellement 1 050 000 chômeurs dans le pays.

Depuis le début du mois de mars, quelque 887 283 personnes se sont inscrites aux allocations de chômage, dont 89 % sont en congé sans solde, a indiqué le Service.

Le coronavirus a coûté la vie à 56 personnes en Israël en date de lundi après-midi, et plus de 8 600 personnes ont été confirmées comme étant porteuses du virus.

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