Israël en guerre - Jour 147

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La Belgique a convoqué l’envoyée d’Israël après des frappes sur ses bureaux à Gaza

Les bureaux de l'agence Enabel sont situés dans un immeuble de la rue Victor Hugo, dans le quartier chic et central d'al-Rimal, à Gaza City

Hadja Lahbib (Crédit : capture d'écran YouTube)
Hadja Lahbib (Crédit : capture d'écran YouTube)

La ministre belge des Affaires étrangères, Hadja Lahbib, a convoqué vendredi matin l’ambassadrice d’Israël en Belgique après des frappes ayant « détruit », selon elle, les bureaux de l’agence belge de développement dans la bande de Gaza.

L’entretien s’est déroulé en présence de la ministre de la Coopération au développement, Caroline Gennez, et les deux ministres « ont condamné fermement » ces frappes qui « ont détruit les bureaux d’Enabel, l’agence belge de développement, à Gaza », selon un communiqué du ministère belge des Affaires étrangères.

« La destruction des infrastructures civiles est absolument inacceptable et n’est pas conforme au droit international. La Belgique appelle depuis le premier jour du conflit toutes les parties à respecter le droit international », ajoute ce texte, qui précise que les bureaux d’Enabel étaient déserts au moment du bombardement.

Le directeur d’Enabel Jean Van Wetter a précisé sur X que les bureaux de l’agence, situés dans une tour de six étages dans le quartier central d’al-Rimal dans la ville de Gaza, avaient été « complètement détruits hier dans un bombardement ».

L’ambassade d’Israël en Belgique n’a pas réagi dans l’immédiat à ces déclarations.

« Nous sommes tous choqués à Enabel. A titre d’agence gouvernementale œuvrant pour le bien commun dans le cadre du droit humanitaire international, nous ne pouvons accepter cela », a-t-il écrit, en postant deux photos, l’une de l’édifice où sont situés les bureaux de l’agence avant le bombardement présumé, et l’autre d’un tas de gravats.

Le ministère belge a ajouté vouloir mettre à l’ordre du jour d’une prochaine consultation européenne la question de « l’indemnisation des infrastructures endommagées par Israël dans le cadre de projets financés par l’UE et ses Etats membres ».

 

L’armée israélienne avait concentré en octobre ses frappes et son opération au sol dans le nord de la bande de Gaza, incluant Gaza City, avant de pousser davantage vers le sud avec des combats désormais plus intenses vers Khan Younès, deuxième ville de ce territoire palestinien assiégé.

Selon le rapport de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) publié mercredi 37 379 bâtiments – l’équivalent de 18 % du total des structures de la bande de Gaza – avaient été endommagés ou détruits par l’opération militaire fin novembre.

Depuis lors, les données satellitaires indiquent que les destructions ont plus que doublé, selon Rami Alazzeh, co-auteur du rapport. « Les nouvelles données indiquent que 50 % des structures à Gaza sont (endommagées ou) détruites », a-t-il déclaré à l’AFP.

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