La campagne de sérologie chez les enfants désormais limitée aux zones rouges
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La campagne de sérologie chez les enfants désormais limitée aux zones rouges

Moshe Lion qualifie l'opération de "vivier" de la COVID et propose de tester à l'école ; les enfants 'haredi sont 2 fois plus susceptibles d'avoir été infectés, selon les chiffres

Des officiers et des soldats de Tsahal du Commandement de la défense passive effectuent des tests sérologiques pour détecter des anticorps chez des enfants âgés de 3 à 12 ans à Katzrin, sur le plateau du Golan, le 22 août 2021. (Crédit : Michael Giladi/Flash90)
Des officiers et des soldats de Tsahal du Commandement de la défense passive effectuent des tests sérologiques pour détecter des anticorps chez des enfants âgés de 3 à 12 ans à Katzrin, sur le plateau du Golan, le 22 août 2021. (Crédit : Michael Giladi/Flash90)

La campagne du ministère de la Santé consistant à effectuer des contrôles sérologiques pour détecter la présence d’anticorps contre le coronavirus chez les enfants avant la rentrée scolaire a été critiquée mardi, alors que le ministère de l’Éducation l’a désormais limitée aux zones rouges.

Le ministère de l’Éducation a en effet décidé mardi de limiter ses tests sérologiques pour les anticorps chez les enfants avant l’année scolaire aux zones où les cas confirmés de COVID ont dépassé 10 %, selon les médias hébraïques.

Le maire de Jérusalem, Moshe Lion, avait demandé au gouvernement de mettre fin à cette initiative, affirmant que son fonctionnement désordonné causait de « grandes souffrances » aux parents. « [Les tests] sont devenus un vivier pour le COVID. Je doute fortement de leur efficacité, mais une chose est claire – les parents subissent une grande souffrance », avait déclaré Lion lors d’une conférence sur l’éducation destinée aux maires, mardi. « Il est possible d’arrêter, et de faire les tests de manière ordonnée au sein des écoles », avait-il suggéré.

Dimanche, un système d’enregistrement en ligne dans les centres de tests sérologiques gérés par le commandement de la défense passive de Tsahal avait planté, obligeant les soldats à noter manuellement les coordonnées des enfants à tester.

Ce problème a ralenti les tests, provoquant de longues files d’attente et des retards, et certains parents ont abandonné et sont rentrés chez eux sans avoir fait tester leurs enfants, selon les médias israéliens.

Le maire de Jérusalem, Moshe Lion, à la 17e Conférence annuelle de Jérusalem du groupe « Besheva », le 25 février 2020. (Yonatan Sindel / Flash90)

Après deux jours de tests sérologiques pour les enfants, les données initiales ont montré que 13 % des enfants de moins de 12 ans présentaient des anticorps contre la COVID-19, ce qui indique qu’ils ont été infectés par le virus à un moment donné sans le savoir, a indiqué la chaîne. Les enfants munis d’un pass vert indiquant qu’ils sont rétablis du virus n’ont pas été soumis aux tests.

Les 60 000 premiers tests effectués ont montré que le pourcentage d’enfants présentant des anticorps au COVID-19 dans la communauté ultra-orthodoxe était presque deux fois plus élevé que dans le public non ‘haredi.

Parmi le public non ‘haredi, 11,6 % des enfants présentaient des anticorps, tandis que dans la communauté ultra-orthodoxe, ce chiffre était de 18,7 %. La communauté arabe d’Israël présentait un taux similaire de 17,7 %, selon la chaîne, qui cite les données du ministère de la Santé.

Les localités en tête du classement sur la base des données initiales sont Kiryat Malachi avec 25 % d’enfants identifiés avec des anticorps, 24 % à Yesodot, 20 % à Ashdod, 19,5 % à Kfar Chabad et 17,5 % à Modiin Illit.

Un ambulancier du Magen David Adom a prélevé du sang pour des tests sérologiques sur des écoliers ultra-orthodoxes à Kiryat Yearim, le 9 août 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

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